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2月29日

chantal sebire diverses réactions

après avoir entendu les interventions de Chantal Sebire, de JL Romero et de Godefroy Hirsch, je suis consternée par l'inhumanité de Godefroy Hirsch:
la loi que nous demandons fera de l'euthanasie  demandée ou du suicide assisté une exception, comme le réclame cette dame,
 
pour laquelle les soins palliatifs n'ont aucun sens puiqu'on ne peut pas soulager sa douleur, ni physique ni morale.
que sont les soins palliatifs?
Ceux que tout médecin et tout soignant devraient donner à tout instant:
des soins qui empêchent la douleur,
des soignants qui considèrent la personne comme une personne humaine et non comme un cas médical
                         qui s'occupent de l'entourage, famille ou amis.
N'oublions pas que de plus en plus de gens vivent seuls.
 
alors pourquoi interdire une telle exception réglementée?
 
Vous préférez sans doute qu'elle se jette par la fenêtre ou sous un train, qu'elle se pende ou se noie, vous n'aurez rien vu, rien entendu?
 
Votre attitude relève pour moi de la torture infligée à un être humain.
 
On a moins de scrupules pendant les guerres pour tuer, jeunes hommes, femmes et enfants en bonne santé, qui auraient pu avoir un avenir...
 
je ne comprendrai jamais qu'on puisse agir ainsi, sans compassion, sans humanité, en refusant une liberté aux autres que vous prendriez probablement vous mêmes si vous deviez supporter un tel calvaire:
 
j'entends trop souvent des médecins me dire:
 
inutile de faire une loi, je me débrouille (en cachette) pour mes amis, et pour moi et ma famille, je sais comment faire...
 
alors les autres? ils n'ont qu'à "se débrouiller", trouver une complicité chez des médecins compassionnels et surtout
 
SE TAIRE, SE CACHER, NE RIEN DIRE
 
NE PAS FAIRE DE VAGUES
 
Pourquoi cette dame se montre? pourquoi ne va-t-elle pas en Suisse? pourquoi parle-t-elle?
 
C'est cela que vous lui reprochez, comme on a pu reprocher son action à Marie Humbert
 
HYPOCRISIE FRANCAISE
 
On est plus tendre avec les animaux qu'on euthanasie sans problème, heureusement pour eux!
 
ma grand mère est morte après avoir passé 5 mois à regarder le plafond de sa chambre, refusant la nourriture qu'on lui a donné de force, réclamant tous les jours une piqûre comme celle qu'elle avait demandé pour ses chiens et chats, refusant cette dépendance forcée, 90 ans! elle avait conservé son esprit mais le corps était bloqué par l'arthrose,
parait-il, impossible de bouger, méritait-elle cette fin horrible? c'était une femme courageuse, indépendante toute sa vie, qui voulait mourir debout. Si elle avait pu, elle se serait suicidé, par quelques moyens que ce soit, mais la veille, elle était debout, capable de se gérer, le lendemain, impossible de bouger, comment se suicider?
 
mon père est dans un état de démence sénile avancé, suite à des AVC, 98 ans.
A 97 ans, on l'a emmené de force aux urgences, en refusant de l'aider à mourir, selon sa volonté exprimée.
cela faisait déjà deux ans qu'il "perdait la tête", mettant çà sur le compte de l'âge. son médecin ne lui a pas dit que cela venait d'AVC répétés et passé inaperçus, d'ailleurs, vu le manque d'examen approprié, il ne devait pas le savoir?
Maintenant sa vie sans cerveau fait de la vie de ma mère un calvaire de chaque jour: elle a 94 ans, mon père ne voulait pas lui infliger cela, il nous avait dit avoir préparé un vieux pistolet, on ne sait pas où, dont il ne sait plus l'existence ni l'usage... et elle veut s'en occuper seule, par dignité, pour elle et pour la société à laquelle ils ont toujours refusé de faire dépenser inutilement de l'argent. Ils cachent leur malheur: "les oiseaux se cachent pour mourir", eux aussi, ils attendent chaque jour que la mort vienne les délivrer...
pourquoi a-t-on refusé d'accéder au souhait de mon père, pour leur infliger un tel calvaire? des gens simples, généreux, toujours prêts à rendre service, qui ont bien éduqués leurs enfants, qui se sont intéressé à leurs petits-enfants et arrière-petits-enfants
 
la mère de mon père est morte elle aussi en état de démence sénile avancée, mes parents avaient dû la mettre à l'hospice, pas d'autre solution à l'époque, et je me souviens (javais 10ans) d'être allée lui rendre visite dans ce mouroir horrible où elle est restée 3 ans...
 
comme le voulait mon père, je ne veux pas coûter de l'argent à la société, je ne veux pas coûter de l'argent ni du temps à mes enfants ni à mes petits-enfants, je vis seule, et j'espère pouvoir quitter la vie "debout"
bien sûr, cela veut dire que je ne ferai pas gagner de l'argent aux maisons de retraite, aux labos pharmaceutiques ni aux hôpitaux et cliniques, je préfère refuser les soins et me suicider au moment voulu, doucement si je peux (pour mes enfants), brutalement si je n'ai pas d'autre moyen.
 
ne me parlez pas de religions, certains catholiques et autres religieux défendent le droit au soulagement de la souffrance, comme le Christ l'a recommandé, et lorsque le seul soulagement possible est celui que donne la mort, ils acceptent d'aider à l'avancer quelque peu...par com

CHANTAL SEBIRE

VOUS AVEZ PROBABLEMENT ENTENDU CETTE INFO:
 
CHANTAL SEBIRE DEMANDE LE DROIT DE MOURIR EN PAIX, DANS SA DIGNITE
 
Nous, admd, allons la soutenir par des actions décidées avec elle, notre président et les administrateurs et délégués
 
Elle a droit à avoir satisfaction, sans être obligée d'aller en Suisse
 
Il faut changer la loi, et en attendant, faire une exception

projets

nous préparons maintenant des réunions:

AGDE lundi 3 mars 17h30 maison du coeur de ville, 11 rue J Roger
 
MONTPELLIER lundi 17 mars 15h/ 17h: les médecins et l'admd
 
MONTPELLIER  BEZIERS SETE, 21/22 mai, date et salle à préciser :
 
CONFERENCE DE CLAUDINE LASSEN, MEDECIN RESPONSABLE COMMISSION DE SANTE A L'ADMD PARIS
 
SUJET/ REFUS ET ARRET DES SOINS: CONSEQUENCES POUR LE PATIENT
 
à préparer: réunion de Claudine Lassen avec des médecins intéressés par l'admd, sur Béziers, Sète et Montpellier
2月10日

conférence de Gilles Antonowicz à Béziers et Montpellier le 1er mars

 

Resume de l'intervention de Gilles Antonowicz le 1er Fev à Montpellier et Béziers


FIN DE VIE : L’HYPOCRISIE FRANCAISE, LE MIRAGE SUISSE, L’EXEMPLE BELGE


Concernant les droits du malade,

rien n’avait été fait avant 1999,

puis nous avons eu la Loi Kouchner (2002),

ensuite, la loi Leonetti du 22.04.2005,

qui a modifié le code de déontologie médicale.


LOI LEONETTI ou « L’HYPOCRISIE FRANCAISE »


-Elle concerne : « les patients en phase avancée ou terminale d’une affection grave ou incurable, d’origine pathologique ou accidentelle »


-Elle instaure le droit du malade de refuser un traitement (y compris, l’alimentation : par sonde gastrique, par exemple…). Le médecin doit mettre le malade au courant des risques qu’il encourt et après un délai raisonnable, arrêter le traitement et le « sédater » (éviter les souffrances). Il n’y aurait donc plus de problème pour Vincent Humbert.


-En ce qui concerne la réanimation, le médecin a désormais le devoir de se poser la question et de ne pas la pratiquer systématiquement.


-Il consulte la personne de confiance, la famille et les directives anticipées du malade.


-Quant aux comas prolongés, on considère qu’au bout d’un an et demi, il n'y a pratiquement plus de chances de réveil, cela est nouveau aussi, puisque Hervé Pierrat était dans le coma depuis 8 ans quand ses parents ont voulu y mettre un terme.


LES INCONVENIENTS DE CETTE LOI :


Quand on arrête la respiration artificielle, et l'alimentation-hydratation par sonde gastrique, par exemple, le patient peut mettre de 40 minutes à 6 jours pour mourir et parfois dans des conditions effroyables, en tout cas pour l'entourage, comme ça a été le cas d’Hervé Pierrat (on ne sait rien de ce que peut ressentir quelqu'un dans le coma, bien qu'on pense qu'il ne souffre pas)

De plus, certaines personnes ne veulent pas du « délai raisonnable » imposé du fait que le médecin doit tout mettre en œuvre avant de s’exécuter.

Maya Simon n’avait plus qu’un mois à vivre, elle a préféré aller en Suisse pour une mort médicalement assistée au moment qu’elle avait choisi.

Elle ne concerne pas des personnes dont l'état de santé avec perte de capacités importantes, sans être considéré par la médecine comme affection pathologique ou accidentelle (grande vieillesse par exemple, organisme « usé » physiquement et moralement), met dans une grande souffrance morale, telle qu'elles désirent arrêter de vivre, tout en hésitant devant un suicide violent, ou réduites au suicide violent: il y a beaucoup de suicides chez les personnes âgées, beaucoup plus que chez les jeunes.

Malgré cela, la loi Léonetti représente une importante avancée dans la lutte contre ce qu’on avait coutume d’appeler : l’acharnement thérapeutique.

Elle revient à avoir légalisé l’euthanasie passive, sans le dire.


« LE MIRAGE SUISSE »


Dans ce pays, pas de loi sur l'euthanasie, l' aide active à mourir est interdite.

La Suisse pratique le suicide assisté, il faut que le patient soit conscient, c’est une tolérance, ce n’est pas la loi..

Mais, le médecin peut prescrire des drogues, pas en France.

Il faut aussi relativiser ce mirage suisse pour les français car, il n’y a, en fait, que 10 à 15 français, pas plus, qui vont en Suisse chaque année.


« L’EXEMPLE BELGE » 


La loi Belge autorise à la fois le suicide assisté et l’euthanasie (demande volontaire et réfléchie). Ce qui compte en Belgique, c’est la relation avec le médecin. La décision est prise par la personne elle-même.

Il y a eu 350 euthanasies en Belgique l’an dernier, ça représente 0.36°/° des décès, mais encore beaucoup d’euthanasies clandestines.

Le nombre de suicides violents chez les personnes âgées est en forte régression.

La demande de suicide assisté a fortement diminué.


L’euthanasie est légalisée aussi en Hollande et le suicide assisté dans l’Orégon.



PRATIQUEMENT, pour nous,


En cas de difficultés ( demande de conseil, demande pour faire appliquer la loi...) il faut saisir le siège social de l’ADMD à Paris par l'intermédiaire de son délégué, et constituer son dossier d'état de santé.


L’ADMD dispose de 2 commissions :


la commission médicale (Dr Claudine Lassen, médecin anesthésiste retraitée)

et

la commission juridique (Gilles Antonowicz, avocat).


Il est souhaitable que chacun d’entre nous contribue à faire connaître la Loi Léonetti surtout auprès des médecins (20°/° seulement en ont entendu parler) et du monde médical.


Il est souhaitable que chacun d'entre nous ait rédigé ses directives anticipées, et choisi une personne de confiance (on peut vous y aider si besoin).


Communiquez ces directives avec la nomination de la personne de confiance à votre délégation, qui la fera parvenir à Paris, et bien sûr, à votre médecin (à mettre dans votre dossier médical), à votre famille et/ou à vos amis proches.


Conservez-en un exemplaire avec votre carte vitale, et avec votre carte d'adhérent à l'association.


représentants des usagers dans les hôpitaux et cliniques

 nous sommes désormais 8 de l'admd à siéger dans les CRUQPC (commission régionale des usagers pour la qualité et la prise en charge)
des nouvelles de la dernière réunion, qui nous confirme dans certaines possibilités encore inexploitées de notre rôle:
 

Hier, je (Micheline Claes) me trouvais avec Patrice Mehl ( ADMD Sète), tous 2 représentants des usagers ADMD ( et les seuls représentants des usagers, d'ailleurs ! ) au Centre hospitalier du bassin de Thau ( = hôpital public de Sète).
 
Quand nous avons abordé les informations concernant le pourcentage de patients satisfaits et insatisfaits par rapport aux prestations, prise en charge de la douleur....etc, les "tableaux qui nous étaient montrés dans le "rapport d'activité 2007 de la commission des relations avec les usagers et la qualité de la prise en charge" ( fort bien fait, d'ailleurs ! ), nous indiquait, par exemple :
95,17% de "satisfaits" et 4,83% d'"insatisfaits".....une toute petite phrase en-dessous , ayant attiré mon attention, en ayant lu le rapport avant la séance, bien sûr, était "calculé à partir du nombre de réponses exprimé".
 
J'ai donc, bien entendu, posé la question de savoir quel était le pourcentage du "nombre de réponses exprimé".
 
- Variable, m'a répondu le président de la commission, mais pas plus de 5,42% de taux global !
 
A suivi un petit "débat" autour de la table, en se demandant pourquoi si peu de personnes répondaient ; manque de compréhension ? difficulté d'écrire ? personnes âgées ?
 
-Proposition d'un des membres de la commission : "ne peut-on pas demander au personnel soignant d'aider les personnes à remplir le formulaire ? "
 
- Non, pas le temps, disent les médecins, et nous n'avons pas les moyens d'engager des "gens" pour ce faire !
 
- " Mais si, nous" - avons-nous répondu ensemble, en choeur , Patrice Mehl et moi.
 
- ACCORDE PAR TOUTE LA COMMISSION.
- TRES IMPORTANT donc : nous pourrons voir les patients, et voir exactement ce qu'il en est.
 
Belle avancée, non ?
 
Il faudrait peut-être suggérer aux autres représentants des usagers ADMD de toute la France d'essayer de faire comme nous ?


2月1日

ma profession de foi

MA PROFESSION DE FOI:

JE VEUX ÊTRE SEUL RESPONSABLE DE MON CHOIX DE VIE JUSQU'AU BOUT, QUEL QU'IL SOIT:

prolongation extrême, quel que soit mon état, (pour moi, non, pour d'autres, oui)

demande de prolongation le temps de régler mes affaires,

demande de soins palliatifs ou refus, à tout moment,

demande d'aide à mourir lorsque j'estime que ma vie est arrivée à son terme, et que sa prolongation porterait atteinte à ma dignité :

JE NE VEUX PAS DEVENIR UN « LÉGUME », INUTILE ET COÛTEUX,

SANS AUTRE ESPOIR QUE LA MORT, SANS LE FONCTIONNEMENT NORMAL DE MON CERVEAU

OU/ET DANS UN ÉTAT DE DÉCHÉANCE PHYSIQUE QUI ME SERAIT INSUPPORTABLE,

TANT POUR MOI QUE POUR MES PROCHES,

JE NE VEUX PAS VIVRE AVEC DES MACHINES

JE NE VEUX PAS D'UN COMA PROLONGE PRECEDENT LA MORT,

INUTILEMENT COUTEUX A LA SOCIETE,

SEULE FACON DE NE PAS SOUFFRIR AUTRE QUE LA MORT

JE SUIS SEULE À POUVOIR DÉFINIR MA DIGNITÉ

JE DEMANDE QU'AU MOMENT VOULU MÉDECIN ET/OU PHARMACIEN

M'AIDENT À QUITTER LA VIE, PAR RESPECT ET COMPASSION,

IL FAUT CHANGER LA LOI ACTUELLE QUI NE RESPECTE PAS MES VOLONTES

si je demande à mourir en paix, rapidement, et dignement,

j'ai besoin de l'aide du monde médical ( médecins, pharmaciens, infirmiers...),

sans qu'ils risquent un procès, avec condamnation possible...

POUR M'ÉVITER LA SEULE POSSIBILITÉ QUI ME RESTE À L'HEURE ACTUELLE:

UN SUICIDE VIOLENT, sans aide, dans la souffrance, sans certitude de réussite,

alors que j'en suis encore capable, devançant l'échéance pour être sûr de ne pas la rater

AU CAS OÙ JE NE SERAIS PLUS EN MESURE DE DONNER MES DIRECTIVES, JE LES AURAIS ÉCRITES ET RÉITÉRÉES RÉGULIÈREMENT POUR QUE MA PERSONNE DE CONFIANCE PUISSE LES FAIRE RESPECTER SANS AMBIGÜITÉ, D'AUTANT PLUS QUE MON CERVEAU SERAIT ABÎMÉ.

cartes à envoyer

les cartes sont en photos sur le blog
vous pouvez les copier, les imprimer, les envoyer à vos députés et sénateurs, merci