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27 mayo liberté!POUR L'ULTIME LIBERTÉ Libres nous avons vécu, Libres nous voulons mourir! Liberté, Egalité, Solidarité!!! www.admd.net mon CV et ma profession de foi pour l'admdMON CURRICULUM VITAE et MA PROFESSION DE FOI POUR L'ADMD J'AI 63 ANS, NÉE FIN 1945. Etudes parisiennes et vacances creusoises. Ecole Normale Supérieure de Fontenay-aux-Roses Professeur de mathématiques, divorcée. 2 garçons, une fille, entre 35 et 40 ans 4 petits-enfants entre 6 et 12 ans, Paris-banlieue et gorges de l'Aveyron. Suivant mon mari, puis poursuivant ma vie autrement, j'ai vécu en région parisienne, en Bretagne et Normandie, à la Rochelle, puis Mayotte, Rennes, Marseille, les Mées (Alpes de Haute Provence), Albi et Pézenas où je suis arrivée en février 2006, connaissant à peine la région, recherchant le soleil et la mer, pas trop loin des enfants. Retraitée depuis 1998, mes hobbies sont le bridge (joueuse, moniteur, arbitre, secrétaire de mon club), la photo, la video. Voyages sac à dos et randonnées, voile et pêche sont des souvenirs agréables, l'arthrose me gêne. Beaucoup de travail associatif tout au long de ma vie. J'aime me rendre utile aux autres et prendre des responsabilités. Je n'aime pas la souffrance. J'aime la vie. J'aime les êtres humains. J'ai adhéré le 30/09/2004 à l'admd, j'habitais alors dans les Alpes de Haute Provence, et l'affaire « Humbert » m'avait fait connaître l'admd, jusque là inconnue de moi, comme elle l'est encore de trop de Français. J'ai été nommée déléguée de l'admd34 le 31 mars 2007, après une assez longue vacance du poste, M. Olivier ayant démissionné pour raison de santé. J'assurais depuis plusieurs mois la permanence de Béziers avec Mme de Andrade, après ma demande de bénévolat auprès de M. Olivier. J'ai toujours eu les idées de l'admd par ma famille et mon éducation, entre les philosophes stoïciens et ceux des « Lumières », en dehors des Eglises. J'ai vécu des décès de proches, dans des conditions de souffrances morales inacceptables, sans parler de ceux qui souffrent physiquement et que l'on laisse hurler... Des suicides par fusil chez des proches très âgés ont choqué leurs enfants. Ceci pour vous dire que J'ADHÈRE PROFONDÉMENT AUX IDÉES DE L'ADMD: Liberté de mon choix de vie, jusqu'à la fin de ma vie, qui implique responsabilité de moi-même, je refuse qu'un autre que moi décide à ma place, le jour où je serai prête à mourir, de par ma faiblesse, la maladie, ou suite à un accident qui me laisserait dans un état indigne pour moi. Mon choix personnel est de finir ma vie au plus vite, dès lors qu'elle ne m'apportera que peine et souffrances, et qu'elle apportera à mes enfants la même souffrance, de me voir ne plus vivre dans ma dignité. Et, pour une mort douce, qui conviendra mieux à mes proches, j'aurai besoin d'une aide médicale, sauf mort subite naturelle, au minimum d'une ordonnance de médicaments...sinon d'une aide euthanasique si je ne peux plus agir moi-même. J'ai bien sûr écrit mes directives dans ce sens, et désigné une amie de confiance pour m'appuyer si besoin. Mes enfants me soutiennent dans cette démarche. Mais je sais que la loi actuelle l'interdit: elle ne me permet que la sédation terminale, rien d'autre...et encore, si la loi est bien appliquée... L'idée de rester dans le coma inutilement plusieurs jours ne me réjouit guère... je n'en vois pas l'intérêt, ni pour moi, ni pour mes proches, ni pour la société. Je refuse de terminer mes jours à l'hôpital ou dans une maison de retraite. Je n'aurai pas les moyens financiers suffisants pour une aide à domicile importante, et je ne veux pas charger mes enfants ou mes petits-enfants de mon incapacité à me gérer moi-même. Ma dignité est de vivre indépendante, et avec toute ma conscience. Je peux espérer avoir affaire à un médecin compréhensif, qui m'aide en cachette, mais rien n'est possible ouvertement, et il s'engagerait dans une voie qui peut le mener au tribunal... pas si simple ni pour moi, ni pour le médecin non plus... Je peux bien sûr choisir un suicide violent, isolée, mais est-ce digne? Je ne le pense pas. Cela serait néfaste pour mes proches. Je refuse d'être otage des médecins "bienveillants", des labos de pharmacie, et des gouvernements qui s'inclinent devant les intégristes religieux...catholiques ou autres... Je ne veux pas qu'on m'oblige à vivre une vie qui ne serait pas conforme à ma dignité. Inutile de me parler de ma mort ou de ma vie après la mort, c'est ma vie qui me touche. Ma mort ne durera qu'un instant, elle ne m'intéresse pas. Pour les autres, ma vie aura été bien remplie, joyeuse, et je laisserai, j'espère, un bon souvenir. Pas de quoi s'attrister. Quant à ma vie après la mort: je n'y crois pas et cela ne me questionne pas. Ma vie sur terre me suffit. Je pense que, au cas où il y aurait quelque chose, j'ai bien vécu et essayé de faire le bien autour de moi, donc je ne crains pas l'Enfer dans une « vie » éternelle...Je pense que, trop souvent, l'Enfer est sur terre... entre haine et guerres et malnutrition...surpopulation de la planète...A chacun de nous de lutter contre ces malfaisances. Je sais que nous sommes nombreux à partager cette philosophie de vie. Mais pour les autres, qui envisagent les choses autrement, la loi doit seulement permettre le respect de leurs directives, anticipées ou directement, quand ils pensent raisonnablement que leur vie se termine. ma vie: mon choix jusqu'à la fin! un droit! nous devons agir pour que la loi change et nous redonne le droit de choisir notre vie jusqu'au bout! nous devons convaincre les parlementaires et les médecins, du moins en assez grand nombre pour qu'ils travaillent dans ce sens. si la loi m'autorisait la fin de vie que je souhaite, en me respectant, elle ne l'imposerait évidemment pas aux autres. elle permettrait à tous ceux qui font un autre choix d'être respectés, y compris le choix de ne pas choisir et de laisser sa vie entre les mains des autres, médecins ou famille, églises diverses. la genèse de mes idées: pourquoi je milite à l'admdD'où viennent mes convictions personnelles? De ma vie, de mon expérience: Élevée par un père plutôt stoïcien, opposé à toutes les Églises, plutôt agnostique, élevé catholique, féru des Grecs et des Romains, mais aussi de Voltaire et Diderot, idées de liberté et de responsabilité de soi-même. Curieux de tout, aimant les sciences, avide d'apprendre, il m'a transmis cette curiosité. Élevée aussi par une mère orpheline de père à 2 mois (père disparu en 14, la guerre) et de mère à 4 ans (grippe espagnole en 18). De sa jeunesse perturbée, écartelée entre ses grands-parents maternels en Creuse « profonde » et ses oncle paternel et tante parisiens, elle avait gardé le goût des cimetières (où elle m'emmenait pour parler de ses morts, c'était ses jardins: petite, parisienne, rue de Bagnolet, elle allait jouer au Père Lachaise...) et des hospices de vieillards, où elle s'employait à soulager le moral de tous ceux qu'elle y connaissait. Je l'y ai suivi dès ma tendre enfance, sans gêne aucune, heureuse de rendre le sourire à ceux qui souffraient, rien que par la présence de ma jeunesse. Pendant 3 ans, j'avais entre 6 et 9 ans, nous avons passé tous les dimanches à visiter ma grand-mère paternelle, qui avait « perdu la tête » et était placée dans un hospice, près de Paris où nous habitions, nous allions avec elle dans le parc s'il faisait beau, et nous voyions bien sûr tous ces gens qui attendaient la mort dans une salle commune, partageant leurs souffrances... et il y en avait... C'était pour moi naturel. Rien d'affreux. On essayait de les soulager comme on le pouvait, par sympathie. J'ai vécu deux cas opposés dans ma famille proche: l'une réclamait la mort sans cesse, l'autre l'attendait sereinement, tant mieux pour elle, mais pourquoi ne pas laisser le choix à celui qui va mourir? pourquoi ne pas laisser la liberté de choix sur sa vie à ceux qui savent qu'ils vont mourir bientôt? Dans les années 1975, j'ai vu ma grand-tante (qui était pour moi ma grand-mère) réclamer chaque jour la mort par piqûre, comme celle qu'elle demandait au vétérinaire pour ses chiens et chats, sans résultat. Cela me tordait le cœur et si j'avais su comment faire, je l'aurai aidée sans même me poser le problème de la justice, malgré mes trois petits enfants: sa souffrance a duré 5 longs mois, pendant lesquels on lui a menti, niant sa mort prochaine. Elle savait bien qu'elle s'était couchée pour mourir, elle ne croyait pas à un au-delà, communiste par conviction familiale, son père avait fait "la commune" à Paris. Elle ne pensait pas qu'arrêter sa vie soit un pêché. On l'a forcée à manger, forcée à boire, forcée à survivre, presque momifiée avant la mort réelle, 5 mois à ne pas pouvoir bouger du tout, couchée dans un lit, avec toutes les conséquences habituelles (escarres et autres...), n'offrant à sa vue qu'un plafond blanc, l'horreur...aucune compassion...aucune aide... on a tout fait pour prolonger son agonie. Pourquoi cette torture? Elle habitait une résidence de retraite à Bagnolet, après la mort de son mari. Elle avait environ 90 ans. Par contre, sa belle-sœur creusoise est décédée à 110 ans, entrée en maison de retraite à 100 ans, sa belle-fille qui vivait avec elle depuis toujours ne pouvant plus, à 80 ans, la gérer. Handicapée depuis son jeune âge, elle marchait difficilement, mais habituée à cela, aveugle à 75 ans par la cataracte, elle avait refusé l'opération, prête déjà à mourir et à rejoindre ses fils décédés. Elle se passionnait pour la radio et était au courant de tout. Devenue sourde 2 ans avant sa mort, elle était toujours « heureuse », acceptant qu'on s'occupe d'elle, allant du lit au fauteuil, et attendant la mort espérée sereinement, la prière la soutenait et elle n'aurait jamais voulu aider la nature, pêché mortel qui l'aurait voué aux flammes de l'enfer. Pour les deux, pas de souffrance physique, mais pour l'une une torture morale de 5 mois, pour l'autre, une attente sereine. On a bien sûr laisser mourir la centenaire tranquillement, « on » lui a pris quand même tous ses biens pour payer la maison de retraite, sans lui demander son avis, c'était et c'est toujours obligatoire de payer sur ses biens, et ses enfants et petits-enfants ont dû payé eux aussi. Malgré cela, il n'aurait pas fallu hâter sa mort, elle ne le souhaitait pas du tout. Mais pourquoi avoir refusé à l'autre une mort douce, plus rapide? Pourquoi l'avoir même empêcher de se laisser mourir? Elle refusait de manger et on l'y obligeait... Cela servait à quoi? À qui? Même pas à lui prendre des biens qu'elle n'avait pas... Les frais ont été payés par la société, sécurité sociale, mutuelle, et autres aides, elle n'avait pas d'enfant. Depuis, récemment, j'ai vu l'agonie de mon père, 98 ans et demi, prolongée par la « science médicale » en toute bonne foi, contrevenant la loi Leonetti... alors qu'il réclamait depuis toujours une mort digne, pour lui mais aussi pour protéger son épouse, 94 ans. Après mon intervention demandant l'application de la loi, on a fini par le laisser mourir et on a enfin soulagé ses souffrances. On l'avait déjà réanimé à 97 ans, quand il demandait l'aide à mourir à son médecin (auquel il a dit: « vous voulez m'obligez à utiliser un pistolet », ce qu'il voulait éviter pour sa femme) et qu'il ne voulait pas aller à l'hôpital. Urgence et hôpital d'office! le prétexte: la loi de non-assistance à personne en danger sinon! mal interprétée il me semble... Ensuite, il n'avait plus la conscience de lui-même, cerveau détruit par des AVC successifs, pour 18 mois de survie et de calvaire pour sa femme. Mais il n'avait pas laissé de directives écrites, comptant sur une mort rapide naturelle...Les paroles ne suffisent pas et ma mère était hésitante, n'osant pas contrarier les médecins... *la médecine n'est pas une science au sens de « science exacte », c'est un art, art de soulager les souffrances physiques et morales et parfois de guérir, les médecins ne savent pas tout, ils ne sont que des êtres humains, rien d'anormal, ils font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils savent, et parfois ils se trompent, comme nous tous. Une meilleure formation des soignants pour un travail d'équipe limiterait les erreurs mais ne les supprimerait pas. La France ne reconnaît que la médecine allopathique, préférée de l'industrie pharmaceutique...peut-être faudrait-il évoluer? La loi de la nature est que tout être vivant meurt, avec ou sans médecine. D'autres expériences dans la famille plus lointaine: Le cousin de ma mère, à 98 ans, s'est tiré un coup de fusil en pleine tête pour ne pas aller en maison de retraite, chose rendue obligatoire par le médecin et ses enfants (sinon, non-assistance à personne en danger: loi que l'on doit à Pétain, et pour laquelle les autres pays européens n'ont pas d'équivalent). Peut-être aurait-il mieux valu lui procurer une dose mortelle de médicaments? Son fils qui a retrouvé les morceaux aurait été moins traumatisé? Même fin pour un autre vieux proche, poumons asphyxiés par les débris de bois (menuisier), et souvenir horrible pour ceux qui ont ramassé les morceaux... Un de mes adhérents admd34 s'est récemment pendu, à plus de 80 ans... dur pour ses amis (il n'avait pas de famille). Quel autre choix avaient-ils? Souffrir et perdre leur liberté de vie. Voir prolonger une vie qu'ils estimaient terminé. Et les journaux parlent parfois de ces suicides en quelques lignes, vite fait, qui s'y intéresse? Pourtant, une bonne loi préviendrait ces suicides affreux d'anticipation de la souffrance de « survie », très nombreux, plus nombreux qu'on ne le pense couramment, 10 fois plus que la moyenne des suicides en France. Elle permettrait de rassurer, en permettant l'aide à une mort douce, donc de diminuer ces morts anticipées (sûrs de ne pas subir une prolongation de vie plus que nécessaire, en souffrance, certains poursuivraient leur vie encore un peu: chez Dignitas en Suisse, après étude du dossier et rencontre de la personne, 3 sur 4 repoussent leur projet, malgré la dépense engagée pour demander l'aide à mourir, rassurés car sûrs de l'obtenir, 1 seul poursuit jusqu'au bout). Seuls les plus décidés, les plus réfléchis, iraient jusqu'au bout de leur choix. Mon expérience de déléguée admd depuis presque 2 ans m'amène à recevoir un certain nombre de doléances: Les personnes souffrent encore beaucoup trop en France, avant de mourir, malgré la loi qui ordonne de soulager les souffrances...y compris si le double effet des médicaments raccourcit la vie du mourant: morphine et autres calmants insuffisamment utilisés, autres médicaments interdits, sédation terminale trop souvent inconnue. Pour beaucoup de médecins la notion de « mourant » se limite à quelques heures avant la mort... Des médecins font encore planer un espoir de guérison et même d'amélioration lorsqu'il n'en est rien, on refuse trop souvent au malade la parole sur sa fin de vie et sa mort future, alors que la personne qui va mourir le sait et souhaite en parler, parfois seulement en parler... On prolonge encore trop souvent une vie végétative des années...malgré l'interdiction de l'obstination déraisonnable (mais les médecins sont seuls habilités à dire si c'est déraisonnable... faisons des procès!!!, c'est le conseil de M. Leonetti...) Il faut obliger les médecins et les soignants à appliquer la loi Leonetti, certes imparfaite mais qui offre certains moyens quand même, et lutter auprès des élus pour faire connaître notre opinion et enfin qu'elle soit respectée par la loi, obtenir une modification de la loi en ce sens: Ma vie: mon choix, ma liberté, un droit! Jusqu'à la fin. Les lois belge et hollandaise fonctionnent bien, encadrant les règles médicales pour la fin de vie, respectant la personne, malgré des insuffisances encore bien sûr, chez eux aussi, il faut aller plus loin et faire appliquer la loi. Pourquoi pas une loi française qui respecte la personne et son choix de fin de vie, son choix de soins, tout en l'encadrant? Cessons d'obliger les personnes à vivre une vie dont elles ne veulent plus raisonnablement(d'où le cadre nécessaire).La vie est un droit, les soins sont un droit, ne confondons pas droit et obligation! resume de la conference de denis labayle,CONFÉRENCE DE DENIS LABAYLE SÈTE, 12 MAI 2009 On constate un MUR DU SILENCE sur la question de l'euthanasie chez nos gouvernants et élus, les journaux boycottent trop souvent nos articles... Alors que j'ai écrit depuis plusieurs années sur l'hôpital (tempête sur l'hôpital 2002) les maisons de retraite et la fin de vie (la vie devant nous 1999), alors que j'ai fait signé le manifeste des 2000 soignants lors du procès de Périgueux (médecin et infirmière Mmes Tramoy et Chanel 2007), M. Leonetti m'a toujours ignoré. Alors que j'étais invité par Manuel Valls à l'Assemblée nationale pour un exposé de 20mn dans le cadre de la commission "fin de vie", la salle était vide... Lorsque le livre "pitié pour les hommes" est sorti, 70 personnalités diverses m'ont encouragé, 50 ont écrit leur soutien, dans l'AFP, une page et pas trace de la liste des personnalités qui ont soutenu... le silence...Avec un journaliste de la chaîne parlementaire, 2 PS, 2 "verts" et 2 UMP sont venus, rien dans les journaux.... En 40 ans de vie hospitalière, j'ai exercé comme gastro-entérologue et ai été confronté à la fin de vie régulièrement. Pour l'affaire Christine Malèvre, j'ai écrit dans le Monde un plaidoyer pour cette infirmière, qui n'a bénéficié d'aucun soutien de son équipe, forcément au courant... trop grave condamnation à 10 ans de prison..; Pour l'affaire Tramois-Chanel, j'ai recueilli 2000 signatures médecins-infirmières pour les soutenir avec le manifeste des 2000, paru dans "pratiques ou les cahiers de la médecine utopique", dans "le Quotidien", puis dans "le nouvel obs"...peu de réactions... LE DÉBAT SUR L'EUTHANASIE EST HYPOCRITE SUR LA FORME ET SUR LE FOND: LA FORME:NOS OPPOSANTS JOUENT SUR LA MANIPULATION DES MOTS: amalgame volontaire entre euthanasie et nazi, sur le compte de la sonorité des mots...sans cesse repris... l'euthanasie veut dire "mort douce", nous demandons le droit à une euthanasie lorsque nous approchons la mort de près, mort douce donnée par celui qui peut et veut nous aider pour éviter les dernières souffrances, c'est le travail naturel du médecin, chargé de nous guérir lorsqu'il le peut, et de soulager nos souffrances lorsqu'il ne peut rien d'autre. Les nazis n'ont jamais pratiqué d'euthanasies, ils ont tué (violemment), contre le désir de vivre de leurs victimes... Dans l'affaire d'Eluana, en Italie, le Vatican a parlé de "tuer", Interdiction de tuer: bien évidemment "tuer" signifie faire passer de vie à trépas par la violence, contre l'avis de la victime qui voudrait vivre, et qui, la plupart du temps est en bonne santé... non, il ne s'agissait pas de tuer, mais de reconnaître l'acharnement thérapeutique, l'obstination déraisonnable des médecins, et pour l'arrêter dans de bonnes conditions, il aurait fallu pratiquer une euthanasie, mais on a préféré la laisser mourir donc de faim et de soif: 4 jours d'agonie, épouvantable pour tous ceux qui l'entouraient, et pour quoi? après 17 ans de vie végétative? de "non-vie"? Pratiquer une euthanasie n'est pas "tuer", c'est donner une mort douce à celui qui va mourir, pour lui éviter des souffrances inutiles, à sa demande. Nos opposants emploient le mot horrible "tourisme de la mort", terme repris d'un procureur suisse, déjà utilisé pour l'avortement, non, cela n'existe pas... Le mot "testament de vie", compris par tous a été remplacé dans la loi française par "directives anticipées", souvent incompris... Les mots "suicide" et auto-délivrance" sont amalgamés: le suicide est une mort qu'on se donne pour échapper à une situation intolérable, le plus souvent dans un état de crise l'auto-délivrance assistée est une mort douce, qu'on se donne à soi-même, après une grande réflexion, accompagnée et aidée par celui qui va nous procurer les médicaments utiles, alors que la fin de vie est proche, et que c'est le seul moyen d'arrêter les souffrances. LE FOND: ON MET EN EXERGUE LE RESPECT DE LA VIE, SOI-DISANT SACRÉ... Or quelle est réellement la valeur de la vie d'un humain? est-elle universelle? non!!! dans les guerres: on fait des héros des victimes, on tue des jeunes hommes, les soldats, on tue de plus en plus souvent femmes et enfants, civils... dans les guerres modernes dans les pays pauvres où on laisse les enfants, les jeunes mourir de faim et de maladies que l'on pourrait soigner, mais on ne leur donne ni l'argent nécessaire pour les médicaments et la nourriture, ni les médicaments et la nourriture indispensable à leur vie dans les maisons de retraite, pas de respect pour nos vieux, trop souvent maltraités ou négligés: on l'a vu lors de la canicule, et le gouvernement encourage la dégradation de l'hôpital public! Y a-t-il des vies sacrées ( celles des riches et des puissants) et des vies méprisées (les autres...)? on peut malheureusement et raisonnablement le penser... Un médecin malgache, après un stage de formation à Paris, m'a dit: "vous réanimez vos vieux et vous laissez crever nos gosses..." L'Eglise considère toujours la souffrance et l'acceptation des souffrances comme nécessaires à la société...signes d'une vie heureuse après la mort. L'interdiction du Pape de mettre des préservatifs pour se protéger du sida - l'Eglise a même dit que le préservatif provoquait le sida...- est une atteinte à la vie: c'est dans les pays les plus pauvres, les plus démunis, que la croyance absolue dans les ordres du Pape va augmenter le développement de cette terrible maladie et provoquer des millions de morts Ceux qui recrutent des kamikazes sont des religieux... La plupart des guerres ont été des guerres "religieuses"...et cela continue, on brandit la religion comme un étendard... ON MANIPULE LES GENS EN PARLANT DU SERMENT D' HYPOCRATE: LEQUEL??? Il a été sans cesse modifié, encore plus depuis 40 ans, la dernière version date de 1996, elle n'a aucun rapport avec le texte originel ni avec le texte de 1950...c'est la version donnée par le Conseil de l'Ordre, qui a lutté contre le droit à l'avortement, comme il lutte contre le droit à l'euthanasie demandée, ce n'est pas un modèle de modernité... Le médecin est coincé entre deux positions: défendre la vie lutter contre la souffrance ces deux positions sont parfois compatibles mais pas toujours, laquelle privilégier? Pendant longtemps, on a défendu la vie, coûte que coûte... le progrès technique faisait croire certains à l'éradication de la mort... certains y croient encore... Depuis des années, la lutte contre la souffrance prédomine sur la lutte pour une vie à tout prix, quelle soit sa qualité, c'est la lutte contre l'acharnement thérapeutique, liée aux techniques modernes de la Médecine: en France 1999, le comité d'éthique est contre l'euthanasie, mais peut-être avec des exceptions... on enterre le rapport 2000/2002: loi Kouchner de lutte contre la douleur La mission de Marie de Hennezel consacre l'exclusivité des soins palliatifs, excluant une possibilité d'euthanasie, M de Hennezel nie le fait qu'on peut vouloir mourir...à un moment de sa fin de vie... elle n'écoute que ceux qui pensent comme elle... Après l'affaire Vincent Humbert, la commission Leonetti sort un rapport de 2x750 pages, après une audition de 81 personnes choisies acquises à sa cause: 70 sont d'accord avec lui, 11 seulement se posent des questions...1/3 de juristes, d'historiens, aucun médecin généraliste, aucun médecin proche de la mort, aucun patient gravement atteint... La loi Leonetti est tellement floue et molle que personne ne la connaît ni ne l'applique...elle a trouvé un consensus parce qu'elle est vide... Une loi sur la fin de vie, comme la loi pour le droit à l'avortement, doit entraîner des débats vifs, c'est un sujet important, sur lequel les opinions divergent, mais la loi devrait donner à tous les citoyens la prédominance de son choix personnel, dans un cadre donné. Certes il y a eu des progrès dans la lutte contre la douleur, la France est passée du 36ème rang au 4ème dans l'utilisation de la morphine..; mais la morphine n'est pas un produit magique, pas toujours supporté... or maintenant c'est le médicament "sanctifié" après avoir été considéré comme diabolique... Certes le malade a acquis le droit de refuser des traitements parfois trop éprouvants et aux résultats douteux. Le testament de vie existe depuis 20 ans aux USA, reconnu légalement par la loi Leonetti 2005 seulement comme un conseil pour les médecins... La société change, le pouvoir médical, patriarcal, est remis en cause, le pouvoir sur la santé revient progressivement au citoyen. La loi actuelle (Leonetti 2005) est floue, ambigüe: on parle de la loi du double effet: la prescription d'anti-douleurs peut accélérer, provoquer la mort: ce n'est pas condamnable si l'intention n'est pas de donner la mort... si le médecin en fait trop, c'est une euthanasie considérée comme un crime... s'il n'en fait pas assez, la souffrance est inhumaine... comment appliquer cette loi? - si le médecin emploie certains médicaments, dont la morphine, il n'y a pas d'intention de donner la mort - avec d'autres médicaments (et le médecin n'a pas toujours le choix pour l'efficacité des produits), la loi dit qu'il y a intention de donner la mort...: c'est un point de vue de juriste, pas de médecin le flou est entretenu, la société se décharge sur les médecins... La loi belge est nette, efficace, et permet au médecin de se caler sur la loi. LES SOINS PALLIATIFS EN FRANCE 1967: Les pionniers ont été les britanniques qui ont mis l'accent sur l'abandon des personnes en fin de vie. La France suit en 1986, mais ces "soins palliatifs" sont un bouclier contre les idées... prétexte à refuser le débat sur l'euthanasie. Soins palliatifs à domicile: théoriquement bien, mais problème de la prescription médicale trop compliquée, d'où des souffrances inutiles si on a besoin du médecin le soir ou le WE...en particulier... Le gouvernement, avec Marie de Hennezel et J Leonetti dit que le jour où il y aura assez de services de soins palliatifs, plus personne ne demandera à mourir, c'est évidemment faux (exemples belges, hollandais...) Dans ces soins palliatifs en services spéciaux, on saucissonne le malade... Le médecin qui a suivi le patient devrait l'accompagner jusqu'au bout, et non l'envoyer ailleurs... D'autre part, faire une spécialité de la mort pendant 10/30 ans est dangereux et pervers.. quels soignants vont résister? De toutes façons, les soins palliatifs en service spéciaux sont impossibles à réaliser: trop de problèmes financiers, on réduit l'hôpital public, on diminue le nombre des médecins (-25%!), la formation est insuffisante... Ces soins sont loin de résoudre tous les problèmes: résistance à la morphine, complications, refus... on devient fou! Leonetti dit: laisser mourir de faim et de déshydratation, c'est inacceptable pour moi, médecin confronté très souvent à la mort...le corps est martyrisé, c'est invivable pour l'équipe soignante... Ce qu'il faut proposer, c'est ce qui se passe ailleurs (Pays Bas, Belgique, Luxembourg...) En Europe: Les Pays Bas ont été les premiers à distribuer les seringues, c'est là que le taux de sida est le plus faible, en France, nous avons été les derniers, le taux est le plus élevé...Aux Pays Bas, les maisons de retraites ont soumises à des règles très strictes, pas en France...La loi sur la fin de vie a été très réfléchie, pendant 30 ans, et elle fonctionne bien. L'Espagne s'apprête à légiférer...Ces pays ont donné des réponses humaines à la fin de vie. Même le Dr Devalois, soins palliatifs a dit être interpellé par les médecins hollandais... Avec l'admd France qui dépasse les 47260 adhérents, le manifeste des 2000 soignants, les partis et les députés évoluent, Henriette Martinez a vu passer les députés UMP de1 à 30 qui soutiennent son projet de loi (semblable à celui de l'admd), mais le gouvernement, influencé par le Vatican, est en régression. Un groupement de députés de tous bords va déposer avec elle, Laurent Fabius, Manuel Valls, les Verts, et d'autres...un projet de loi en juin, et pouvoir profiter d'une niche parlementaire en septembre...espérons... L'AUTO-DÉLIVRANCE C'est un choix, le résultat d'une liberté, d'une réflexion. On a créé une longue période de fin de vie, la soixantaine se passe plutôt bien, ensuite? Le monde a changé, lorsque nos parents sont en maison de retraite, nous nous disons: pas pour moi! Pourquoi ce silence? Peut-être parce que c'est un problème très féminin: la moyenne de durée de vie est actuellement 83 ans pour les femmes et 78 ans pour les hommes, les maris ayant en moyenne 5 ans de plus que leurs femmes, les femmes restent seules une dizaine d'années, alors que les hommes sont plus souvent accompagnées par leurs épouses. D'ailleurs il y a 75% de femmes à l'admd, il y en a très peu à l'assemblée...ce sont toujours les hommes qui décident... Plus qu'un problème de "dignité" (que chacun définit à sa façon...contrairement à ce que nos opposants disent...), c'est un problème de liberté: LIBERTÉ DE CHOIX DE VIE JUSQU'À LA FIN: Le choix d'une euthanasie (mort douce réclamée par l'intéressé en fin de vie) est un choix courageux, réfléchi, certains disent "égoïste": oui: on ne veut pas souffrir, mais d'un égoïsme généreux: on pense à ses proches et on ne veut pas les faire souffrir, ou du moins le moins possible, on pense à la société, on pense que l'argent dépensé pour nous en fin de vie serait mieux placé pour soigner des jeunes et pour la recherche et même pour prolonger la vie de ceux qui veulent mourir de faim et de soif.... En quoi est-ce mal? A qui peut-on porter tort en demandant une accélération du processus de fin de vie? Il n'y a aucune culpabilité à avoir, ni pour demander l'aide à une mort douce (euthanasie ou auto délivrance), ni pour la donner sauf croyances religieuses et il est bien évident que les médecins ne seraient en aucun cas obligés de passer outre à leurs convictions (clause de conscience). REPONSES AUX QUESTIONS Depuis 1789, le suicide n'est plus interdit, mais on interdit la mort douce, on ne tient pas compte des souffrances morales de celui qui va mourir et demande de l'aide pour accélérer le processus. les cocktails lithiques (mélange mortel de médicaments) sont connus depuis très longtemps, utilisés en Suisse à cause d'un vide juridique: l'aide au suicide, tout comme le suicide, ne sont pas pénalisables, comme en France et dans d'autres pays. Mais en France on détourne le problème avec la loi sur la non-assistance à personne en danger et la loi sur l'incitation au suicide -interdite- qui permettent des condamnations pour celui qui aurait aidé au "suicide" ou plutôt à l'auto-délivrance: distinguer aide et incitation est un travail d'expert, et le fait d'assister quelqu'un dans son suicide relève de la non-assistance à personne en danger: pour quiconque demande de l'aide, on devrait légalement le dénoncer et prévenir pompiers et police pour tout faire pour l'empêcher de mourir, quitte à le considérer comme malade mental, dépressif ou autre... La liberté de choix de sa vie n'est pas respectée... Tous les soignants savent que des euthanasies clandestines ont lieu tous les jours, sans aucun contrôle, avec ou sans l'avis de l'intéressé, le clandestin étant sujet à toutes les dérives possibles Nous voulons que l'avis du citoyen prime sur tous les autres, après discussion, donc contrôle. La solidarité n'est pas respectée: On préfère encore ceux qui souffrent en silence (on leur demande de se taire..) à ceux qui demandent la mort comme soulagement ultime à leurs souffrances... tant pis pour ceux qui souffrent... On a pitié des animaux, on les fait piquer en fin de vie pour leur éviter des souffrances que l'on juge inutiles, mais pas de pitié pour les humains... L'égalité n'est pas respectée: Un certain nombre de personnes peuvent bénéficier d'une aide clandestine, parce qu'ils connaissent médecin, vétérinaire ou pharmacien complaisants et habiles (avec l'informatique, tout est contrôlé, et il n'est pas facile, même pour eux, de se procurer les drogues nécessaires...) Un certain nombre de personnes assez riches, peuvent encore bénéficier d'une aide en Suisse (avec la médiatisation de ce fait, beaucoup de Suisses cherchent à modifier la loi pour plus de restriction...) Dans notre société, on ne parlait pas de la mort et de la fin de la vie, y compris dans les études médicales et dans les équipes médicales, aucune formation psychologique à ce sujet... Un progrès à noter, depuis la médiatisation des affaires de Vincent Humbert, Chantal Sébire, du procès Tramois-Chanel: On parle de plus en plus de ces problèmes, avec une approche favorable de l'aide à mourir, dans les séries, films, théâtres, chansons, livres ... |
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