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21 agosto réaction à la tribune libre du journal de l'admd du mois d'aoûtTribune libre du dernier bulletin:
Très choquée par la phrase de Gabrielle Rougeron "certains ont-ils la prétention de vouloir changer le cours de la vie?"
Que veut dite "changer", par rapport à quoi? à un destin préétabli ?auquel personnellement je ne crois pas... Oui, j'ai la prétention de penser que chacun d'entre nous a pu diriger sa vie depuis l'âge adulte et peut-être même dès l'adolescence, en choisissant ses études, ses actions, ses engagements, compte tenu bien sûr de son environnement. Nous souhaitons être acteurs de notre vie jusqu'à la fin, libres de nos choix. En quoi le choix de ne pas vouloir prolonger notre vie ou notre agonie avec l'aide des médecins et des hôpitaux, maisons de retraite, avec des souffrances morales et physiques, dérange-t-il la société?
Cela n'empêchera nullement celui qui souhaite cette prolongation d'en bénéficier.
En quoi la demande d'abréger nos souffrances est-elle choquante? Je ne crois pas à la valeur rédemptrice de la souffrance, je respecte les idées des autres, je demande le respect de mes idées.
Très choquée aussi par: « l'admd est-elle une association qui soutient les personnes qui désirent mettre fin à leur vie quand bon çà leur chante",
Non, bien sûr, elle est là pour aider les personnes en fin de vie insupportable.
Toutefois, qu'appelle-t-on fin de vie? et qu'est-ce-que chacun trouve insupportable? cela est bien entendu relatif à la personne elle-même et non aux regards extérieurs.
Notre projet de loi est fait pour faire accepter par la société et par les médecins le droit à la personne non seulement de refuser des soins inutiles et de soulager la souffrance, morale et physique, mais d'aller au delà par un droit à aider à mourir dans un cadre bien défini par la loi, permettant éventuellement à la personne de rester consciente jusqu'au bout, donc à conserver sa dignité.
La loi actuelle permet d'éviter l'obstination déraisonnable, donne au malade le droit de refuser traitements et nourriture/hydratation, tout en lui accordant celui de ne pas souffrir, ni physiquement ni moralement, droit théoriquement acquis mais non appliqué:
J'ai encore vu cette semaine une personne en fin de vie, chez elle, ayant refusé hôpital et maison de retraite, consciente, souffrant atrocement physiquement malgré les médicaments insuffisants prescrits, et souffrant moralement d'être dans cet état, 90 ans environ, entourée de sa famille: l son médecin refusait de (ou ne savait pas? ou ne pouvait pas?) lui donner les médicaments nécessaires pour empêcher cette souffrance, sachant probablement que la seule dose possible était celle qui la conduirait plus rapidement à la mort, mort qu'elle souhaitait. Pourquoi? Raccourcir la vie, une vie d'agonie, de quelques heures ou quelques jours, à la demande de l'intéressé, ne devrait-il pas être possible? On est plus humain aves nos animaux de compagnie que l'on fait piquer pour leur éviter les dernières souffrances. On est plus humain dans les guerres où on achève les blessés graves. On préfère une longue agonie pour des personnes en fin de vie, même contre leur gré, alors que nul dirigeant n'a de scrupules à envoyer ses jeunes à la mort dans les guerres. Sans parler des routes et des voitures qui tuent. Ou qui laissent des handicapés à vie.
16 agosto après avoir vu l'émission débat avec JL Romero et Damien Delmer allez sur le blog de l'admd et visionnez le débat sur direct8 avec JL Romero et Damien Delmer
voici mes réactions:
Très contente de ce débat où notre président défend nos valeurs de liberté face à notre mort.
Oui à l'euthanasie active, oui au suicide assisté, dans une réglementation stricte, comme dans les autres pays où cela est réglementé Pas de réglementation ouvre la porte à tous les abus, et non l'inverse, comme certains voudraient nous le faire croire D'autre part, les soignants des soins palliatifs n'aiment pas le terme d'euthanasie passive, puisqu'ils la nient même lorsqu'ils la pratiquent couramment: euthanasie = belle mort, sous entendu mort sans souffrances ni physiques ni morales, donc dans de bonnes conditions pour la personne, à l'hôpital ou chez soi ou dans la famille, seul ou accompagné, selon ses voeux (personnellement, je préfère mourir seule, bien que j'ai des enfants et petits enfants, et d'autres sont sûrement dans mon cas, cela me choque d'entendre que tous veulent être accompagnés), donc endormir les patients en fin de vie et les aider à mourir par des prises importantes de morphine ou autre, est bien une euthanasie. Celle-ci est passive, souvent malheureusement non demandée par l'intéressé, et autorisée par la loi Leonetti Autre chose qui m'a choquée: une fois de plus, on demande: êtes-vous allé au catéchisme? eh bien non! je ne suis allée dans aucune église, je n'ai appris aucun dogme et j'en suis très heureuse, bien que certaines choses soient bonnes dans les religions, mais est-ce bien une question à poser? l'église (catholique romaine) est, parait-il, séparée de l'Etat Français depuis un peu plus de 2 siècles en France me semble-t-il? or il apparait tous les jours que non... Est-il interdit d'être athée? d'être stoïcien? épicurien? etc... Ce qui me choque aussi, ce sont les catholiques, Pape inclus, qui disent que la mort est entre les mains de Dieu. Non, à l'heure actuelle, la mort est bien dans les mains des médecins, puisque la loi qui punit la non assistance à personne en danger oblige un malade à être conduit à l'hôpital (en urgence principalement, et profitant de l'inconscience du malade) et donc à être dans les mains des médecins. Les médecins se confondraient-ils avec Dieu? Avec l'accord de l'Eglise catholique romaine? il semble que les évangélistes (G Bush) soient du même avis, certains musulmans ou juifs (surtout les intégristes), mais une majorité de protestants, certains catholiques et autres personnes croyant en une religion, plus bouddhistes et athées, libres penseurs, ne confondent pas les médecins avec Dieu.
En quoi cela dérange-t-il la société de laisser des personnes mourantes mourir selon leurs souhaits? Un peu plus vite que la nature ne le ferait, mais sans souffrances physiques ou morales inutiles pour eux et leur famille? en quoi est-ce "mal" de vouloir épargner une longue agonie à sa famille? D'autant que celui qui veut vivre le plus longtemps possible pourra toujours le faire avec l'aide des médecins, il sera libre lui aussi.
En quoi est-ce mal de vouloir épargner l'argent de la Sécurité Sociale pour une cause perdue d'avance? Cet argent pourrait servir à guérir des jeunes, à faire de la recherche médicale, actuellement scandaleusement financée davantage par des privés que par l'Etat. On me réplique souvent qu'il ne faut pas parler d'argent, sujet tabou, mais dans le système capitaliste libéral dans lequel nous sommes, l'argent est pourtant Roi, et dans tout budget, familial ou d'Etat, il faut faire des choix: pourquoi privilégier le prolongement des agonies au détriment des soins pour guérir? Pour une vie digne de ce nom.
Autre question sur le suicide assisté, évoqué au passage: je veux bien que ce ne soit pas l'affaire des médecins d'aider les gens au suicide, il est vrai que le suicide n'est pas interdit, mais on oublie de parler de la loi du 31 déc 1987 qui interdit et punit sévèrement l'aide ou la "provocation" au suicide (comme si cela existait, hors les assassinats déguisés), qui empêche que chacun sache comment se suicider en douceur lors d'une fin de vie: tous les moyens violents sont connus et utilisés malheureusement: on ne parle pas des suicides violents chez les personnes âgées ou les grands malades, alors qu'ils sont de plus en plus nombreux Les personnes en fin de vie voudraient pouvoir disposer d'un produit à prendre en pharmacie, en droguerie, en herboristerie? pourquoi pas sans médecin, pour un suicide volontaire en douceur. Mais comment connaître ce produit et comment se le procurer? Pour ceux qui ne pourraient pas le faire eux mêmes, ils seront probablement entre les mains des médecins, alors qui pourra les y aider, à part certains médecins? (qui le font déjà, malgré la loi, malgré les risques de dénonciation et de procès, courageusement, pour soulager la personne). Mais pour le moment, la personne ne peut pas choisir sa fin de vie autrement que par un suicide violent, elle ne peut pas choisir un médecin qui pourrait l'aider au suicide à quand l'abrogation de la loi de 1987? à quand la liberté dans notre pays qui l'affiche pourtant aux frontons de la république? quelles sont vos réactions? 11 agosto nos permanences à agdemicheline claes, venant de l'admd belgique (militante pendant 15 ans), vient nous rejoindre 34300 AGDE Permanence: 1er jeudi du mois 10h/12h maison du coeur de ville 11 rue J Roger Micheline Claes 8 rue des rosiers, tél: 0 467 934 661 et 0 632 098 418
Josiane Rives tél: 0 467 212 600 Claude Mazaleyrat tél: 0 467 622 986 Marie Paule Leyronas tél: 0 467 219 296 nos permanences à sète, mèze, balarucSETE
Jean-Pierre FRANCONE 34540 Balaruc les Bains Tél: 0 467 740 429
permanences: Sète: 1er mardi du mois 14h/16h espace Victor Hugo, 22 av Victor Hugo Jean-Pierre FRANCONE
Balaruc les B: 4ème jeudi du mois 14h /16h pavillon Sévigné Jean-Pierre FRANCONE Mèze: 1er vendredi de ch trimestre 14/17h foyer municipal 23 rue sadi carnot Juliette FOUR tél: 0 467 438 335 Josette SOULE tél: 0 467 438 139 nos permanences à béziersBEZIERS Permanence: 2ème mardi du mois 14h /17h Maison de la Vie Associative rue du Général Margueritte BP 23
Miette de ANDRADE 34310 Montady Tél : 0 467 905 496 Jacqueline SALENSON nos permanences à montpellierMONTPELLIER permanence: 1er jeudi du mois 15h /17h30maison des associations 46 av Gambetta Montpellier Marianne BAUDIER 716 rue de Bugarel 34070 Montpellier tél: 0 467 270 270 marianne.baudier@yahoo.fr Nicole COURTAUX 1 rue du commerce 34000 Montpellier Tél: 0 467 608 793 / 0 688 407 099 michelcourtaux@yahoo.fr Suzanne MESCHINET de RICHEMONT résid Coural A207 13 rue de Nazareth 34090 Montpellier 0 467 728 966 suzderichemond@voila.fr |
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