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28 agosto

Suicide assisté n'est pas suicide

"Bonne nouvelle", journal suisse

Les sondés font une différence entre suicide et aide au suicide. Tandis que 72% acceptent l'assistance au suicide comme «aide en cas de nécessité», seulement 58% considèrent le suicide comme «ultime possibilité en cas de nécessité».

Les plus jeunes sont plus critiques à l'égard du suicide que leurs aînés. Parmi les 15 à 34 ans, seulement 51% l'acceptent comme «ultime possibilité en cas de nécessité», 21% d'entre eux (contre 18% en moyenne suisse) le considérant comme «un péché religieux».

«Que feriez-vous si une personne gravement malade de votre entourage ou de vos amis proches vous demandait de l'aider à s'enlever la vie avec un produit mortel?» A cette question directe, 61% ont répondu qu'ils seraient prêts à accompagner au suicide. 36% refuseraient. 32% pourraient s'imaginer demander conseil auprès de l'Eglise ou d'un pasteur.

 

L'aide au suicide suscite une large compréhension en Suisse

 

Nouvel Obs AP | 27.08.2008 | 17:54
Europe: L'aide au suicide suscite une large compréhension en Suisse

Près de 72% de la population suisse estime que l'assistance au suicide est une aide légitime en cas de détresse, selon un sondage publié mercredi par le journal religieux alémanique "Reformiert".

L'aide au suicide est relativement bien perçue parmi les membres des Eglises traditionnelles, selon ce sondage représentatif réalisé auprès de 1.002 personnes. Cette possibilité est acceptée par 75% des personnes interrogées au sein de l'Eglise protestante et par 72% chez les catholiques. Et cela alors que la Conférence suisse des évêques rejette de son côté l'aide au suicide. La proportion acceptant cette pratique atteint même 77% chez les personnes sans confession.

L'assistance au suicide ne recueille en revanche pas de majorité parmi les membres des Eglises libres et des autres communautés religieuses. La proportion acceptante atteint tout de même 48%.

Près des deux tiers de l'ensemble des personnes interrogées se sont déclarées prêtes, sur demande, à assister un proche dans cette démarche.

Le sondage a été réalisé en juillet par l'institut Isopublic pour le compte de "Reformiert". Il montre que les Romands (francophones) sont plus réceptifs à cette méthode que les Alémaniques (germanophones) et les jeunes davantage que les aînés.

Le suicide en tant que tel, comme ultime recours en cas de détresse, suscite en revanche davantage de compréhension chez les seniors. Si 64% des plus de 55 ans peuvent le comprendre, 51% sont de cet avis chez les 15-34 ans.

19 agosto

suicide de rémy et suites

 je reprends ce document de l'AFP que tous ont pu lire sur internet pour vous indiquer mon commentaire le 11ème):
"Suicide/Handicapé: résultats de l'autopsie, Source : AFP 18/08/2008 | Mise à jour : 18:13 | Commentaires 10
  • .L'autopsie de Rémy Salvat, qui s'est suicidé après une réponse perçue comme négative de Nicolas Sarkozy à un courrier dans lequel il demandait qu'on lui "permette de mourir", a conclu que sa mort résultait d'une surdose médicamenteuse, a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire.

  • "L'autopsie pratiquée jeudi sur le corps de Rémy Salvat conclut à une asphyxie suite à une inhalation de vomissements liés à une surdose médicamenteuse", a déclaré à l'AFP le procureur adjoint de Pontoise, Bernard Farret. "L'autopsie confirme les constatations faites par le médecin le jour de la mort de Rémy Salvat et les dires de la famille", a ajouté Bernard Farret.

  • Selon ses parents, entendus vendredi en tant que témoins par les enquêteurs de la brigade de recherche de Cergy (Val-d'Oise), Rémy Salvat, 23 ans, s'est suicidé, le 10 août à Valmondois (Val-d'Oise), en absorbant une forte dose de médicaments.

  • Le parquet a prononcé une interdiction provisoire d'incinération du corps de Rémy, qui souhaitait que ses cendres soient dispersées au Japon, en attendant le résultat d'une série d'examens toxicologiques toujours en cours, a précisé M. Farret.

  • "On interdit à la famille d'incinérer le corps de Rémy ce qui était pourtant sa dernière volonté. C'est horrible, ses parents sont désemparés. Je suis en train de me battre pour faire respecter l'ultime volonté de ce gamin", a réagi Me Caty Richard, avocate des parents.

  • Le parquet de Pontoise a indiqué que l'interdiction pourrait être levée "d'ici quelques semaines" une fois connus les résultats des examens toxicologiques. "En attendant ces résultats on se réserve la possibilité de prélever de nouveaux matériaux sur le corps", a précisé M. Farret pour justifier l'interdiction prononcée. Le corps sera restitué à la famille mardi, a-t-on appris auprès de l'avocate de la famille.

  • Près de 200 personnes avaient assisté jeudi à une cérémonie religieuse en l'église de Valmondois où le corps de Rémy était symbolisé par un cierge. Rémy était atteint d'une maladie mitochondriale (pathologie dégénérative rare) lourdement handicapante, depuis l'âge de six ans."

MON COMMENTAIRE 19/08/2008 10H

Il me semble que cette autopsie était bien inutile, et morbide: a-t-on besoin de çà? Quel est le but?

Après sa demande, quoi d'autre était possible qu'un suicide, approuvé ou non par le Président Sarkosy? sauf une mort naturelle? Veut-on accuser les parents? Les médecins? De non-assistance à personne en danger? Veut-on que ce jeune homme soit seulement victime d'une dépression passagère et guérissable? (je pense que, si c'était le cas, cela aurait été fait, vu son état de santé, il étati bien entouré par les médecins). Le suicide est-il un crime? Contre qui???? les religions??? le Pouvoir médical et pharmaceutique qui voudrait faire croire que la Science peut éradiquer la mort et les maladies??? absurde!

Notre Président perd le sens de l'Humanité, le sens des réalités, comme trop de Français, on parle des Droits de l'Homme en Chine et au Tibet, mais le plus élémentaire des droits: celui de mourir dans sa dignité, celui d'être maître de son corps, n'est pas respecté en France, comme d'autres d'ailleurs.

Quand est-ce que les Français comprendront que l'on peut choisir de mourir, qu'on peut demander une assistance pour avoir droit à une mort accompagnée (le seul « droit » au suicide est de le faire en cachette, isolé) dès lors que la vie, telle que les médecins se sont acharnés à la prolonger, n'a plus d'intérêt pour le malade, l'handicapé ou le vieillard, que les souffrances sont telles que seule la mort peut les ôter?

Et que l'accompagnement concerne aussi la famille? Après qu'elle ait subi la terrible maladie, la souffrance du fils, très jeune, le refus d'écoute de tous, on lui inflige une deuxième souffrance: soupçons qui laissent entrevoir des accusations, vérification du choix du médicament, et alors???, quelle importance??? on ne l'accompagne pas dans son deuil, on la martyrise comme si elle était coupable... honte à ceux-là!

Il semblerait que maintenant les malades soient coupables d'être malades, les vieux coupables d'être vieux, mais aucune solution pour les aider, à vivre et à mourir le mieux possible, selon leurs choix personnels, aucune compassion, aucune solidarité... société où tout le monde doit être performant, riche, et beau et jeune??? société du veau d'or???

La demande de quelques-uns, qui pourrait être écoutée, entendue, et parfois réalisée, n'influencerait en rien les autres, ceux qui se complaisent dans l'obéissance aveugle à la Médecine technologique, et dans les souffrances des autres. A chacun son choix. Mais laissez la liberté à chacun! Liberté de vivre selon son choix, donc de terminer sa vie aussi selon son choix, liberté de refuser trop de souffrances impossibles à supprimer, la loi devant bien entendu encadrer et contrôler les réalisations des voeux, comme dans les autres pays où la loi le permet déjà.

Un livre ( traduit par l'admd belge) vient de paraître de récits d'euthanasies à l'hôpital d'Anvers, autorisées par la loi hollandaise, où enfin la sérénité devant la mort est trouvée, pour la personne et pour son entourage, fin de vie accompagnée, il faudrait en prendre exemple!