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October 29 JOURNEE INTERNATIONALE DES ADMDBientôt la journée mondiale des admd, associations pour le droit de mourir dans la dignité: le 2 novembre oui, nous pouvons, comme tous les autres, penser à nos morts ce jour là, en particulier à tous ceux qui sont partis dans la souffrance, alors qu'ils auraient pu et voulu l'éviter, pour eux et pour leurs proches.. nous participons par un lâcher de ballons à Sète, journalistes et élus seront présents, suivi de distribution de tracts dans les rues les 30 et 31 octobre, nous aurons reçu notre président de l'admd Jean-Luc Romero à Béziers et Montpellier pour une conférence sur son livre: "les voleurs de liberté" oui, le gouvernement rogne sans cesse sur nos libertés, sur la laïcité... oui c'est un des droits de l'homme et de la femme de vivre comme il l'entend, dès lors qu'il ne porte tort à personne, et pourquoi pas jusqu'à la fin de sa vie? pourquoi privilégier une philosophie plutôt qu'une autre? (toujours celle des catholiques romains... même des catholiques en sont choqués...) Pourquoi tout faire pour empêcher les gens de mourir, même lorsqu'ils réclament de l'aide pour mourir, qu'ils veulent éviter un suicide violent, pour préserver leurs proches, parce que, parfois, ils n'en sont plus capables, parce qu'ils préfèrent une mort douce à une mort violente, qu'ils préfèrent souvent être accompagnés par leurs proches, las de souffrir sans espoir d'amélioration de leur état, alors qu'ils trouvent qu'ils perdent leur dignité (ils en sont seuls juges, ce ne peut pas être un Dieu qui décide de notre vie ni de notre dignité via des hommes... choisis comment?, si toutefois ce Dieu existe...), pourquoi leur refuser cette aide qu'on accorde sans mollir à nos animaux domestiques, mieux traités que nous? la liberté de choix, la possibilité d'une aide à mourir si on la demande, est importante pour rasséréner les citoyens, sachant que leurs volontés seront exaucées, qu'elles soient de prolonger leurs souffrances, ou de les abréger, d'une façon ou d'une autre, alors que la mort est proche. je regrette le temps de la Révolution française et du siècle des Lumières, le temps de l'école publique pour tous, de l'hôpital public, trop de privatisations favorables aux catholiques romains en particulier, à des capitalistes purs et durs par ailleurs, qui oublient l'intérêt public et ne voient que le rapport financier, oubliant l'Humain. j'espère que vont se lever des hommes et des femmes conscients de l'intérêt de s'unir pour défendre les libertés chèrement acquises et celles pas encore acquises, défendre les droits des femmes et des hommes à vivre libres, égaux en droits, et à être solidaires. Mourir seul, sans compagnon ou compagne, est plus souvent un problème de femmes que d'hommes, le Docteur Denis Labayle l'a fort bien exprimé dans son livre, à cause de la durée de vie plus grande des femmes, et de la formation des couples où souvent l'homme est plus âgé... Il faut y réfléchir... Et nos enfants, si nous en avons, ne sont pas nécessairement aptes à nous accompagner au jour le jour, beaucoup de familles sont dispersées géographiquement, les personnes âgées ne veulent pas déménager en général, et le déménagement les perturbe trop, pour ceux qui sont proches géographiquement se posent souvent des problèmes de logement, et d'argent. Et le vieillissement de la population fait que les enfants sont déjà vieux, pas toujours en bonne santé, lorsque leurs parents vont vers la mort. Il vaut mieux être riche pour être bien traité en fin de vie...et beaucoup de retraités sont pauvres... September 30 retour de lyonLes élections ont reconduit brillamment notre président JL Romero. La délégation de l'Hérault a maintenant une administratrice: Jacqueline Salenson Plus de 500 personnes à la réunion publique de l'après midi. 3 sénateurs présents, dont Alain Fouché, élu vice président de l'admd., qui s'engage à faire sortir la proposition de loi nouvelle sur les droits des malades, avec environ 70 parlementaires acquis à notre cause... on attend et espère... L'Hérault est un département actif mais nous avons besoin de nous développer: Nous souhaitons trouver davantage de bénévoles pour distribuer des tracts sur les marchés, dans les rues, pour participer au lancer de ballons du 2 novembre à Sète (on attend la réponse écrite du maire, verbalement OK) et à la distribution de tracts...davantage de bénévoles aussi pour les foires et les permanences que nous souhaitons étendre dans les différentes petites villes du département, chacun préfèrant se documenter chez lui, c'est normal. Nous avons des représentants d'usagers dans les hôpitaux et cliniques du département, ces postes sont partagés avec de nombreuses associations de santé, cela nous permet de nouveaux contacts avec le monde médical et associatif, les représentants d'usagers bénéficiant d'une excellente formation par le CISS, collectif inter-associatif pour la santé, leur rôle étant de veiller à l'application de la loi actuelle, à la marche et à la qualité de l'établissement, sans aucun privilège de leur association de base. September 20 texte sur l'agonie proposée par une adhérente, à commenterFin de vie = agonie, Réflexions de Anne-Marie Anthony, adhérente admd depuis 1982. J. Salenson, admd34 La mort signe la fin de la vie, elle est incontournable. Le passage à la mort est l'ultime étape de la vie: c'est l'agonie. Sont concernés par la fin de vie les malades incurables en phase terminale, les grands infirmes et les vieillards bien dégradés. Des personnes, de plus en plus nombreuses, veulent maîtriser ce moment essentiel en toute liberté, au même titre qu'ils sont intervenus pour gérer la plupart des évènements de leur vie. C'est notre dignité d'apprivoiser la mort et de nous l'approprier. AGONIE: Deux évènements de la vie ne devraient relever d'aucun acte médical, parce qu'ils sont naturels: l'accouchement qui débute la vie et l'agonie et la mort qui terminent la vie. Si le vieillissement biologique s'installe dès la naissance, le début du passage de la vie à la mort se manifeste chez un être, très affaibli par l'âge ou la maladie, des suites d'accident, par la perte du goût de vivre et un manque d'intérêt à son environnement, différents d'une dépression passagère guérissable: c'est l'agonie. L'agonie est le déferlement de puissances mortifères qui s'emploient à détruire chaque fonction d'un corps encore en vie afin d'en faire une dépouille sans vie. L'agonie n'est pas une maladie en soi, aussi son déroulement ne doit pas être manipulé. Retarder médicalement l'agonie, c'est prolonger le mourant dans une survie de grande dépendance, ressentie comme inhumaine par beaucoup. Certes, dans notre monde occidental, le plus souvent, l'agonisant, plus très vivant mais pas encore mort, concentre toutes ses forces pour résister à la mort. Il appelle au secours alors que l'irréversible fait déjà son oeuvre. Il refuse sa mort. Il se révolte. Puis vient l'acceptation de sa mort prochaine, résignation ou sagesse, qui lui permettra de trouver la paix. Chacun devrait pouvoir décider des moyens de s'assurer une agonie la plus digne possible, selon sa philosophie de vie: Toute agonie devrait pouvoir être accompagnée avec sollicitude par les soignants et les proches, dans un lieu adapté: chez soi, hôpital ou maison de retraite, selon le choix de la personne: Notre société laisse trop souvent les gens agoniser seuls à l'hôpital ou dans une maison de retraite, de façon inhumaine..., trop de souffrances morales sinon physiques... L'agonie peut être: maîtrisée par des soins palliatifs, destinés à « laisser mourir » en douceur, en essayant de supprimer la souffrance, physique et morale, par des sédations médicamenteuses, par une sollicitude envers la personne et ses proches. abrégée par un choix personnel, euthanasie ou auto-délivrance, ou suicide:
prolongée: acharnement thérapeutique ou acharnement palliatif (pour la loi « obstination déraisonnable » de la part du médecin).
Les soins thérapeutiques visent à la guérison. Les soins palliatifs sont donnés aux malades en phase terminale lorsqu'aucune guérison, aucune amélioration de l'état de santé n'est envisageable. Ils sont destinés à supprimer la douleur, la souffrance morale liées à l'agonie. On "laisse mourir". On cesse nourriture et hydratation forcées. Pour éviter des souffrances, on donne des sédatifs qui place la personne dans un état semi-comateux ou comateux, état qui va la mener doucement vers la mort. Souvent, on ne le réveille du coma que pour les visites des proches. Pendant cette période, qui peut être assez longue, les soignants et un psychologue, à la demande, entourent le mourant et ses proches pour aider au travail de deuil. Les médecins ont le droit de donner des sédatifs puissants pour supprimer la souffrance, même si un effet secondaire possible (et probable) est la mort: sédation dite « terminale ». Pour des raisons économiques, les soins palliatifs ne s'appliquent qu'aux grands malades en phase terminale. On ne peut actuellement satisfaire que 15% de demandes. Lorsque le mourant est encore conscient, cela peut lui permettre de régler ses dernières affaires, de revoir des personnes qui s'étaient éloignées, de préparer sa mort s'il ne l'a pas encore fait. Mais quel sens donner à cette période lorsque le mourant n'a plus sa conscience? Ou lorsque tout est réglé? Les autres êtres humains en fin de vie, sans « maladie » en phase terminale, n'ont d'autres issues que de connaître une réelle déchéance physique (aveugle, sourd, grabataire, dément...) et la désespérance morale que prolonge indûment le corps médical au nom de la préservation de la vie à tout prix... La loi permet de refuser les soins palliatifs, comme tous les soins. Elle ne doit pas les rendre obligatoires (pour le moment, elle ne peut pas, faute de places et de personnel formé, mais certains le voudraient). Certains les réclament, d'autres n'en veulent pas.
A l'heure actuelle, la loi française interdit toute aide vers la mort autre que la sédation terminale (plus ou moins lente) en fin de soins palliatifs. Elle refuse la liberté de l'individu face à sa mort, comme le veulent les Eglises. Rappelons que l'Etat Français est théoriquement un état laïc, non soumis aux dictats religieux..., République qui orne ses frontons de "liberté, égalité, fraternité"... Décider que sa vie ne vaut plus la peine d'être vécue est un engagement personnel, y mettre un terme relève de la liberté et de la dignité de chacun. Depuis la Révolution Française, mettre fin à ses jours volontairement n'est plus un crime, ni un délit. Donc l'aide au suicide n'est pas pénalisable. Par contre, ce geste n'est toléré que s'il est solitaire, à cause de la loi de non-assistance à personne en danger, loi très restrictive. TROP DE SUICIDES VIOLENTS CHEZ DES PERSONNES EN FIN DE VIE! Beaucoup trop de personnes en fin de vie choisissent, contraints et forcés, une mort violente solitaire, sans aide, la seule qu'il leur soit possible de décider et de mettre à exécution.
Contrairement aux idées reçues, arrêter sa vie demande un grand courage, seul face à son instinct de survie. Beaucoup de personnes n'ont pas ce courage, malgré leur philosophie. Elles ont besoin d'aide pour être accompagnées vers une mort douce médicamenteuse.
Auto-délivrance assistée ou euthanasie nécessite une aide extérieure médicale, aide indispensable pour se procurer les médicaments utiles, interdits pour tout quidam en France. L'euthanasie ou l'auto-délivrance assistée, procure au mourant une mort rapide et sans souffrances en quelques minutes ou quelques heures. La loi française l'interdit: l'euthanasie, demandée instamment par la personne, est considérée comme un meurtre par la loi malgré les définitions claires (meurtre = mort violente, donnée sans l'accord de la personne; euthanasie = mort douce, à la demande de la personne) et punie comme telle (30 ans de prison). L'aide à l'auto-délivrance est considérée comme non-assistance à personne en danger et punie comme telle (15 ans de prison). Les sanctions données à l'occasion des derniers procès étaient plutôt faibles, mais variées selon les tribunaux. Donc sans cadre de loi, il y a injustice! En France, l'euthanasie est pratiquée couramment dans la clandestinité, faute de reconnaissance officielle, par des médecins compassionnels et humains, qui risquent enquête, procès et condamnations, pour soulager leurs patients et sauvegarder leur dignité, pour répondre à leur demande réitérée et consciente. Mais toute clandestinité est mauvaise, puisqu'elle autorise les abus: euthanasie pratiquée pour libérer un lit, faute de place, pratiquée à la demande de la famille, épuisée, mais contre la volonté du mourant, etc...nous en connaissons trop de cas... Seule une loi peut empêcher les abus. LA LOI DOIT DEFINIR UN CADRE POUR AUTORISER RAISONNABLEMENT CETTE AIDE: s'assurer que la personne est bien dans sa fin de vie, qu'aucune amélioration de son état de santé n'est envisageable, que sa volonté est bien lucide et déterminée. Au cas où la personne aurait perdu sa conscience, sa personne de confiance devra montrer la volonté préétablie du mourant par l'intermédiaire de ses volontés écrites moins de 3 ans avant la perte de conscience, pour permettre de pratiquer l'euthanasie. 3) Agonie prolongée: acharnement thérapeutique ou palliatif Si pour retarder l'inéluctable, le médecin ralentit le processus naturel de l'agonie, rafistolant une à une des fonctions déjà en pleine décomposition, contraignant la personne à se nourrir contre son gré, le mourant connaît un véritable parcours du combattant, alternant séjour en hôpital et séjour en maison spécialisée, et déclinant lentement vers un état de grande déchéance physique et de grande détresse morale. Il n'ose pas dire qu'il sait qu'il va mourir, encore moins s'il souhaite accélérer le processus plutôt que de le ralentir, face à des soignants qui le nient, l'étouffent, refusant d'accepter la mort, ressentie encore comme un échec de la Science. Il arrive aussi que des proches, égoïstement, décident de ne pas voir la mort qui arrive, de ne pas voir les souffrances et préfère jouer les prolongations. Alors chacun joue la comédie de l'espoir d'un mieux-être, de la mort repoussée, triste comédie: La parole est bloquée: la personne ne peut pas parler de sa mort prochaine, de ses sentiments à ce sujet, peur ou sérénité, besoins, or la parole est essentielle. L'acharnement a été rebaptisé « obstination déraisonnable » par la loi, mais quel médecin dira de lui-même qu'il pratique l'obstination déraisonnable? La loi donne tout pouvoir au médecin, c'est lui seul qui décide! C'est ainsi qu'en France, on n'en finit pas de mourir, et dans quel état! Un scandale! CELA DOIT CHANGER: REVOYONS LA DERNIERE LOI SUR LA FIN DE VIE! LA LOI DOIT PERMETTRE AUX CITOYENS DE DÉCIDER DE LEUR VIE, JUSQU'À SA FIN. Elle doit permettre l'accompagnement de la fin de vie selon le choix de la personne:
August 21 retour au travail!çà y est,mon travail de grand mère est terminé!
je reprends mes activités admd et bridge, au ralenti, avec la chaleur!
mais au Portugal, même dans la montagne où j'étais, grosse chaleur aussi!
je vous mets quelques photos de mon séjour au Portugal, côté granit et montagne! loi leonetti et euthanasiepour la liberté de choix en fin de vie: euthanasie ou autresgoogle étant assez lu, je me permets d'y ouvrir un blog pour discuter avec ceux qui le souhaitent de la philosophie de l'admd
nous sommes assez adultes pour envisager notre mort avec sérénité lorsque la mort arrive, ce que nous voulons éviter, ce sont les souffrances inutiles pour nous et pour nos proches, le degré de tolérance des souffrances est personnel, chacun met la barre de l'intolérable à des endroits différents. réfléchissez à ce que vous pensez supporter ou non, aux soins que vous accepteriez ou non, dès l'âge "adulte": 18 ans en France. réfléchissez y tout au long de votre vie, regardez autour de vous les gens malades, handicapés, vieillissant, et voyez comment ils s'en sortent ou non, cela vous aidera dans votre réflexion. pour cela, quels sont les moyens à notre disposition?, alors que la médecine technocrate fait tout pour nous faire vivre, dans n'importe quelles conditions, inhumaines trop souvent... la loi Leonetti, à peine revue par M. Leonetti, nous permet quoi? 1) être soigné pour le mieux, riches ou pauvres... à voir? la réforme devrait mettre le patient au centre des soins... mais les budgets manquent, les personnels aussi et on voit la médecine des riches se développer et se différencier trop de la médecine pour les pauvres..., à suivre... 2) refuser des soins curatifs inutiles: courage! n'hésitez pas à vous faire aider, appuyer dans ces refus (la personne de confiance que vous aurez désignée est là pour çà aussi, et l'admd peut vous appuyer): l'obstination déraisonnable du médecin est jugée par le médecin lui-même, de par la loi..., le médecin est seul décideur de par la loi... comment pourrait-il dire que les soins qu'il donne sont inutiles? à vous de le questionner sur l'évolution envisageable de votre état de santé, il vous doit la vérité...du moins celle qu'il connaît, ses limites étant celles de la technique actuelle curieuse façon d'envisager la liberté de choix de l'individu malade, devenu trop souvent "objet" du médecin... mais certains nous refusent la liberté de choix de notre vie, même devant la mort, au nom d'idéologies religieuses le plus souvent, où est la laïcité de l'Etat Français? le respect des opinions différentes? serait-ce mieux de supporter les souffrances d'une longue agonie que de mettre un terme à une vie qui n'a plus de sens pour la personne elle-même? qui est juge en la matière? pourquoi l'état déciderait-il à notre place? n'est-ce pas à chacun de nous de décider? pourquoi la seule façon alors de mettre un terme à ses jours est d'opérer seul (sinon gare à la loi sur la non-assistance à personne en danger!), en secret, de façon violente puisque les médicaments qui permettraient une mort douce sont pour la plupart interdits de vente dans les pharmacies? Bien sûr, on peut se pendre, choisir les rails du train ou se défenestrer, se tirer un coup de fusil... mais la société qui permet ces morts horribles n'est-elle pas la plus barbare qui soit? n'est-il pas plus humain d'aider celui qui arrive au bout de sa vie (pas forcément déjà en agonie, mais chacun sait quand sa vie n'a plus de sens) à la terminer en douceur, si tel est son choix? si vous refusez des soins, le médecin doit insister, demander un confrère pour essayer de vous convaincre d'accepter... tenez bon si telle est votre idée... alors bien sûr, tous les médecins ne sont pas des acharnés de la vie coûte que coûte, heureusement, quand même environ 1/2... leur formation a été celle-là pendant plus de 20 ans, ils ont espéré supprimer la mort, la maladie... rêve dément? le retour vers plus de bon sens n'est pas facile... 3) avoir droit à des soins palliatifs ou soins de confort: oui, mais c'est seulement sur le papier! actuellement 1,5 place pour 10 demandes! très peu de personnel formé, et souvent avec une formation d'une journée! formation trop souvent donnée par des religieux sectaires ...manque de personnel tout court, manque d'argent dans les hôpitaux publics... les lits de soins palliatifs sont en nombre très insuffisants, les centres palliatifs sont presque inexistants... on nous promet formation des personnels et lits ouverts bientôt... (doublement dans 5 ans... il y aura alors 3 places pour 10 personnes?) battons-nous pour que la réforme des hôpitaux publics place réellement le malade au centre du système, que ce ne soit pas un vain mot, battons-nous pour que tous les personnels connaissent réellement le sens des soins palliatifs: soins pour empêcher la souffrance, lorsque c'est possible (pas toujours malgré certaines affirmations!), soins qui s'adressent enfin à la personne et non à sa maladie, comme cela aurait dû être de tout temps! empathie pour la personne malade mais aussi pour ses proches qui souffrent de la voir ainsi, d'autant plus que la mort est proche... je pense que s'occuper de la santé et du bien-être de la personne et pas seulement de sa ou de ses maladies, s'occuper aussi de son environnement, donc de ses proches, devrait être le but essentiel à la médecine, qu'elle concerne des gens qui vont guérir, ou ceux qui vont vivre avec une maladie chronique, ou des personnes qui vont mourir... objectif trop souvent oublié par les grands professeurs, imbus d'eux-mêmes et de leur science, soutenus par une industrie pharmaceutique plus soucieuse de rentabilité que de soin réel... 4) on a le droit d'écrire nos directives anticipées ou testament de fin de vie et de désigner une personne de confiance, qui pourra nous accompagner dans les soins, et défendre nos idées écrites dans les directives anticipées si nous ne pouvons plus le faire nous-mêmes directives à renouveler tous les 3 ans minimum, à modifier quand vous le voulez... faites-le!!!
Que nous refuse la loi Leonetti? le droit de décider nous mêmes de notre vie, jusqu'à son terme le droit, pour ceux qui le souhaitent, qui souffrent moralement sinon physiquement, et dont l'état de santé n'admet aucune amélioration possible au vu de la science actuelle, d'être aidé dans ce passage difficile qu'est la mort: aide pour eux-mêmes, sous forme de soins palliatifs, d'aide à mourir (euthanasie ou suicide assisté), selon leur choix aide pour leurs proches, pour les aider à accepter la mort de celui ou celle qu'ils aiment et aimeraient garder encore un peu, sans égards parfois pour leurs souffrances au nom de quoi, ce choix du gouvernement actuel? contre la majorité de l'opinion publique (85% d'acquis à notre cause dans tous les sond&ages depuis plus de 20 ans!)? il semble que ce soit au nom de valeurs religieuses non reconnues par tous: on (dont M. Leonetti, d'ailleurs pas sûr de lui...) ose dire que la vie est sacrée! et on n'hésite pas à envoyer tuer nos soldats jeunes, en bonne santé! on n'hésite pas à engager des guerres au nom des religions, où l'on tue jeunes et vieux, femmes et enfants, civils et soldats! on n'hésite pas à fabriquer des armes, encore plus d'armes, encore plus efficaces... n'est-ce pas pour s'en servir et tuer nos semblables? non, la vie n'est pas sacrée pour les sociétés, pas plus la nôtre que les autres! August 05 retour d'auvergneun retour en Auvergne, que j'aime beaucoup et du repos!
village vigneron de Corent, j'ignorais le rosé de Corent, primé!
et une promenade vers des lieux nouveaux et d'autres déjà connus July 23 loi et euthanasie22 juillet 2009 ma réponse sur C4N ce jour
certains disent que vu le coût des soins on va devoir ne plus soigner les vieux et les handicapés et les tuer... un scandale! j'ai bien dit: tuer: pas les euthanasier: aider à une mort douce à la demande de l'intéressé, dans le but de soulager des souffrances dont la seule solution est la mort mais bien les tuer: mort plus ou moins violente, sans ou contre l'avis de l'intéressé! oui, les vieux et les handicapés coûtent cher à la société ( les chômeurs aussi... aurait-on l'idée de les tuer??? on arrive à quelle barbarie???), mais cette société a pris pour base le respect de la vie, alors elle doit l'assumer, et donner à tous ceux qui veulent vivre, quel que soit leur état de santé, le droit et la possibilité de vivre: cela s'appelle la solidarité! cela ne devrait pas empêcher la loi de respecter aussi ceux qui préfèrent mourir plutôt que de vivre une vie de souffrances inextinguibles comme Vincent Humbert, comme Chantal Sébire (quelques mois de plus possibles seulement), et tant d'autres qui ne sont pas médiatisés...qui souhaitent une mort douce, accompagnée. je reviens de visiter une amie à l'hôpital: sclérose en plaques, depuis 15 ans, se déplace en fauteuil roulant, souffre de mille "petits" inconvénients (gros pour elle), vit seule depuis toujours, une soixantaine d'années, aidée certes comme handicapée, mais elle ne veut plus vivre cette vie là: deux tentatives de suicide depuis 3 ans, on la réanime de force, elle est scandalisée de la façon dont on la traite: en objet, elle doit vivre, c'est une obligation pour les médecins, mais nul ne s'occupe de ce qu'elle ressent, un mois de réanimation horrible pour elle, méchancetés, indifférence des soignants... famille et amis: sa famille (dont son frère médecin) ne comprend pas qu'elle veuille mourir et l'abandonne à son sort, on la traite de "folle" trop d'amis veulent la garder, pour eux, tant pis pour sa souffrance intolérable et que nul ne peut guérir: la sclérose en plaques ne va qu'aggraver son état au cours du temps et on sait qu'il est impossible d'en guérir ce qu'elle souhaite: sortir de l'hôpital où on la soigne pour qu'elle continue de vivre une vie dont elle ne veut plus, et aller en Suisse en espérant là bas pouvoir satisfaire son désir ne serait-il pas humain de respecter son désir de mort? la seule façon pour elle de ne plus souffrir? la vie qu'on lui inflige est une vie de souffrances inextinguibles...pourquoi l'avoir réanimée? je veux une loi qui respecte autant ceux qui veulent vivre et qui supportent bien un état que d'autres ne supporteraient pas, que ceux qui, dans des conditions analogues, ne voit que la mort comme solution et la réclame à grands cris la loi actuelle nous livre pieds et poings liés dans les mains des médecins qui décident de notre vie et de notre mort, sans s'occuper de notre avis.elle ne convient pas non plus aux médecins humains, qui estiment que leur rôle, lorsque la guérison est impossible, est de soulager les souffrances, de répondre aux demandes de leurs patients: soins palliatifs pour certains qui restent un mythe: pas de personnel formé, pas de budget, pas de lits en nombre suffisant (1.5 place pour 10), aide à mourir pour d'autres, selon leurs voeux (trop d'euthanasies sont faites en cachette sans l'avis de l'intéressé, maintenant), avec sédation terminale ou autre méthode: pourquoi les juges décident-ils de la méthode à utiliser? n'est-ce pas au médecin de choisir la méthode la plus appropriée? or le médecin qui nous aide risque dénonciation, procès et condamnation...M. Leonetti demande aux tribunaux l'indulgence... le gouvernement doit-il influencer la justice? non! ceci serait ridicule si ce n'était pas aussi triste réclamons une nouvelle loi, qui respecte les citoyens, qu'ils veulent vivre ou bien mourir, selon des règles précises qui permettraient aux médecins d'agir en toute légalité cela se passe ainsi en Belgique, en Hollande, et dans d'autres pays, pas d'augmentation des morts, pas d'abus parce que cela est contrôlé sérieusement au contraire, dans ces pays on trouve que la liberté accordée n'est pas suffisante et qu'on devrait l'étendre à d'autres cas. la loi doit respecter tous les citoyens, toutes les convictions philosophiques et religieuse, c'est à nous, citoyens de choisir, pas aux autres, médecins ou non. faisons changer la loi! elle ne respecte que les religieux qui aiment la souffrance et l'agonie... Jacqueline SALENSON, déléguée admd HERAULT
admd.herault@hotmail.fr site national: www.admd.net et blog July 21 danger: blog debevesuite à la diffusion du blog de M. Debève calomniant l'admd: nul besoin de détracteurs au sein même de l'association
nul n'est obligé d'y adhérer...alors démissionnez avec votre femme qui n'a pas d'autres idées que les vôtres apparemment... mais qui ne sait pas garder la discrétion nécessaire à un membre du CA. on ne rentre pas dans une association pour la détruire (d'autres ont essayé et sont heureusement partis...), or c'est que vous essayez de faire avec ce blog. je demande donc au CA d'étudier la question de votre radiation à vous et à votre femme.
les adhérents voteront en toute connaissance, et c'est eux qui feront le choix, nul ne les oblige à voter selon les voeux de JL Romero, qui souhaite seulement une équipe de "travailleurs" équilibrée en âges et en régions, pour gagner notre cause, qui n'a pas changé depuis Michel Landa: liberté de choix pour la fin de vie, pour chaque citoyen, et aide vers une mort douce possible légalement (donc réglementée bien évidemment, uniquement sur demande expresse de l'intéressé)
vous dites refuser des compromis avec le gouvernement, cela n'a aucun sens, nous ne sommes pas sur ce plan là. nous sommes une association et nous essayons de promouvoir nos idées, celles de Michel Landa, mais nous savons bien que nous ne faisons pas les lois, alors nous intervenons auprès des parlementaires, des élus, du Président de la République, pour que les lois évoluent dans notre sens, dans le sens d'une prise de conscience de notre société des fins de vie dramatiques.
depuis JL Romero, cela progresse vite, encore des propositions déposées le 17 juillet par des parlementaires, allant dans notre sens... tous les parlementaires ont été contactés, beaucoup ont formé des groupes proposant une évolution de la loi, le but est d'obtenir un débat à l'assemblée, ce qui n'est pas encore acquis, afin d'obtenir une avancée vers nos idées (promis par les parlementaires pour septembre, en profitant des niches parlementaires...nous attendons...) toute avancée sera bonne, une loi doit être évolutive, et remise à discussion régulièrement, en fonction des changements de société
ne rêvons pas, soyons réalistes, l'acquis de notre société à la liberté totale de choix et à l'aide à mourir sur demande quelconque n'est pas pour demain, est-elle d'ailleurs souhaitable? mais toute avancée vers une liberté relative est bonne et nous nous efforçons de pousser les parlementaires et le gouvernement à une discussion nouvelle. nous nous efforçons de rallier davantage d'adhérents concernés, et efficaces en organisant des réunions, des débats, des conférences ouvertes à tous sur les sujets de la fin de vie, afin de sensibiliser ceux qui ne nous connaissent pas encore, ceux qui n'ont pas réfléchi à la question, ceux qui ne connaissent pas la loi actuelle et le pouvoir décisionnaire des médecins sur notre fin de vie n'oublions pas que la liberté du suicide solitaire et violent, nous l'avons déjà ce que nous n'avons pas, ce que nous souhaitons, c'est la liberté de la mort douce aidée, accompagnée selon nos voeux, lorsque la mort approche, que la vie n'est plus qu'une survie souvent médicalisée et que souffrances (morales tout autant ou plus même que physiques) la seule aide que nous a octroyé M. Leonetti est, en théorie, l'aide par des soins palliatifs et par la sédation terminale, mieux que rien mais inappliquée en grande partie, insuffisante doublement par son esprit (euthanasie "active" interdite par principe, donc refus de la mort?, mort lente programmée... que je ne trouve pas "douce" alors...) mais aussi par le manque de personnel formé, de lits adaptés, de budget alloué... donc poursuivons le combat ! pour obtenir des parlementaires une remise en cause et une discussion de la loi actuelle, pour aller dans le sens que nous souhaitons, et veillons à faire connaître la loi actuelle et à la faire appliquer au mieux de nos intérêts. et soyons unis! j salenson déléguéeadmd34
June 23 CONFERENCES FIN OCTOBRE AVEC JL ROMEROnous avons l'honneur de recevoir JL ROMERO, président de l'admd, à BEZIERS le 30 octobre, Maison de la Vie Associative 17h30/19h, à Béziers, et le 31 octobre, Hotel Mercure centre, 10h/12h, MONTPELLIER, pour une conférence suite à la sortie de son dernier livre: "LES VOLEURS DE LIBERTE" conférence ouverte à tous débat suivra repas ensemble ensuite pour ceux qui le souhaitent June 16 pour l'année prochaine (scolaire!)nous reprendrons nos réunions et conférences en septembre, mois pendant lequel nous serons présents aux foires associatives locales: montpellier, béziers, agde, sète, pézenas, balruc les bains et ...?
ensuite: CONFÉRENCE-DÉBAT ouverte à tous, par notre Président J.L.ROMERO*
Exigeons notre Ultime Liberté! Maintenant! Libres nous avons vécu, et libres nous voulons mourir! Liberté, Egalité, Solidarité! suivie d'un repas pris en commun pour ceux qui le souhaitent. VENDREDI 30 OCTOBRE 2009, BEZIERS, 17H30/19H maison de la vie associative, rue du Général Margueritte SAMEDI 31 OCTOBRE 2009, MONTPELLIER 10H/12H hotel mercure centre, 218 rue bastion Ventadour 34000 MONTPELLIER JL Romero sortira un nouveau livre à ce sujet le 15 septembre, voir photo
Autre grande conférence 29 et 30 janvier 2010, montpellier et béziers, sur le sujet du deuil, à partir du livre "vivre la perte" de Florence Plon, nous espérons pouvoir la faire venir, sinon, nous aurons d'autres psychologues pour traiter le sujet. 1ères journées méditerannéenes de la prévention de la santé avec le CRESnous y étions les deux jours, conférences très intéressantes et médecins rencontrés "humains"
nous en ferons un compte rendu détaillé dès que possible May 27 liberté!POUR L'ULTIME LIBERTÉ Libres nous avons vécu, Libres nous voulons mourir! Liberté, Egalité, Solidarité!!! www.admd.net mon CV et ma profession de foi pour l'admdMON CURRICULUM VITAE et MA PROFESSION DE FOI POUR L'ADMD J'AI 63 ANS, NÉE FIN 1945. Etudes parisiennes et vacances creusoises. Ecole Normale Supérieure de Fontenay-aux-Roses Professeur de mathématiques, divorcée. 2 garçons, une fille, entre 35 et 40 ans 4 petits-enfants entre 6 et 12 ans, Paris-banlieue et gorges de l'Aveyron. Suivant mon mari, puis poursuivant ma vie autrement, j'ai vécu en région parisienne, en Bretagne et Normandie, à la Rochelle, puis Mayotte, Rennes, Marseille, les Mées (Alpes de Haute Provence), Albi et Pézenas où je suis arrivée en février 2006, connaissant à peine la région, recherchant le soleil et la mer, pas trop loin des enfants. Retraitée depuis 1998, mes hobbies sont le bridge (joueuse, moniteur, arbitre, secrétaire de mon club), la photo, la video. Voyages sac à dos et randonnées, voile et pêche sont des souvenirs agréables, l'arthrose me gêne. Beaucoup de travail associatif tout au long de ma vie. J'aime me rendre utile aux autres et prendre des responsabilités. Je n'aime pas la souffrance. J'aime la vie. J'aime les êtres humains. J'ai adhéré le 30/09/2004 à l'admd, j'habitais alors dans les Alpes de Haute Provence, et l'affaire « Humbert » m'avait fait connaître l'admd, jusque là inconnue de moi, comme elle l'est encore de trop de Français. J'ai été nommée déléguée de l'admd34 le 31 mars 2007, après une assez longue vacance du poste, M. Olivier ayant démissionné pour raison de santé. J'assurais depuis plusieurs mois la permanence de Béziers avec Mme de Andrade, après ma demande de bénévolat auprès de M. Olivier. J'ai toujours eu les idées de l'admd par ma famille et mon éducation, entre les philosophes stoïciens et ceux des « Lumières », en dehors des Eglises. J'ai vécu des décès de proches, dans des conditions de souffrances morales inacceptables, sans parler de ceux qui souffrent physiquement et que l'on laisse hurler... Des suicides par fusil chez des proches très âgés ont choqué leurs enfants. Ceci pour vous dire que J'ADHÈRE PROFONDÉMENT AUX IDÉES DE L'ADMD: Liberté de mon choix de vie, jusqu'à la fin de ma vie, qui implique responsabilité de moi-même, je refuse qu'un autre que moi décide à ma place, le jour où je serai prête à mourir, de par ma faiblesse, la maladie, ou suite à un accident qui me laisserait dans un état indigne pour moi. Mon choix personnel est de finir ma vie au plus vite, dès lors qu'elle ne m'apportera que peine et souffrances, et qu'elle apportera à mes enfants la même souffrance, de me voir ne plus vivre dans ma dignité. Et, pour une mort douce, qui conviendra mieux à mes proches, j'aurai besoin d'une aide médicale, sauf mort subite naturelle, au minimum d'une ordonnance de médicaments...sinon d'une aide euthanasique si je ne peux plus agir moi-même. J'ai bien sûr écrit mes directives dans ce sens, et désigné une amie de confiance pour m'appuyer si besoin. Mes enfants me soutiennent dans cette démarche. Mais je sais que la loi actuelle l'interdit: elle ne me permet que la sédation terminale, rien d'autre...et encore, si la loi est bien appliquée... L'idée de rester dans le coma inutilement plusieurs jours ne me réjouit guère... je n'en vois pas l'intérêt, ni pour moi, ni pour mes proches, ni pour la société. Je refuse de terminer mes jours à l'hôpital ou dans une maison de retraite. Je n'aurai pas les moyens financiers suffisants pour une aide à domicile importante, et je ne veux pas charger mes enfants ou mes petits-enfants de mon incapacité à me gérer moi-même. Ma dignité est de vivre indépendante, et avec toute ma conscience. Je peux espérer avoir affaire à un médecin compréhensif, qui m'aide en cachette, mais rien n'est possible ouvertement, et il s'engagerait dans une voie qui peut le mener au tribunal... pas si simple ni pour moi, ni pour le médecin non plus... Je peux bien sûr choisir un suicide violent, isolée, mais est-ce digne? Je ne le pense pas. Cela serait néfaste pour mes proches. Je refuse d'être otage des médecins "bienveillants", des labos de pharmacie, et des gouvernements qui s'inclinent devant les intégristes religieux...catholiques ou autres... Je ne veux pas qu'on m'oblige à vivre une vie qui ne serait pas conforme à ma dignité. Inutile de me parler de ma mort ou de ma vie après la mort, c'est ma vie qui me touche. Ma mort ne durera qu'un instant, elle ne m'intéresse pas. Pour les autres, ma vie aura été bien remplie, joyeuse, et je laisserai, j'espère, un bon souvenir. Pas de quoi s'attrister. Quant à ma vie après la mort: je n'y crois pas et cela ne me questionne pas. Ma vie sur terre me suffit. Je pense que, au cas où il y aurait quelque chose, j'ai bien vécu et essayé de faire le bien autour de moi, donc je ne crains pas l'Enfer dans une « vie » éternelle...Je pense que, trop souvent, l'Enfer est sur terre... entre haine et guerres et malnutrition...surpopulation de la planète...A chacun de nous de lutter contre ces malfaisances. Je sais que nous sommes nombreux à partager cette philosophie de vie. Mais pour les autres, qui envisagent les choses autrement, la loi doit seulement permettre le respect de leurs directives, anticipées ou directement, quand ils pensent raisonnablement que leur vie se termine. ma vie: mon choix jusqu'à la fin! un droit! nous devons agir pour que la loi change et nous redonne le droit de choisir notre vie jusqu'au bout! nous devons convaincre les parlementaires et les médecins, du moins en assez grand nombre pour qu'ils travaillent dans ce sens. si la loi m'autorisait la fin de vie que je souhaite, en me respectant, elle ne l'imposerait évidemment pas aux autres. elle permettrait à tous ceux qui font un autre choix d'être respectés, y compris le choix de ne pas choisir et de laisser sa vie entre les mains des autres, médecins ou famille, églises diverses. la genèse de mes idées: pourquoi je milite à l'admdD'où viennent mes convictions personnelles? De ma vie, de mon expérience: Élevée par un père plutôt stoïcien, opposé à toutes les Églises, plutôt agnostique, élevé catholique, féru des Grecs et des Romains, mais aussi de Voltaire et Diderot, idées de liberté et de responsabilité de soi-même. Curieux de tout, aimant les sciences, avide d'apprendre, il m'a transmis cette curiosité. Élevée aussi par une mère orpheline de père à 2 mois (père disparu en 14, la guerre) et de mère à 4 ans (grippe espagnole en 18). De sa jeunesse perturbée, écartelée entre ses grands-parents maternels en Creuse « profonde » et ses oncle paternel et tante parisiens, elle avait gardé le goût des cimetières (où elle m'emmenait pour parler de ses morts, c'était ses jardins: petite, parisienne, rue de Bagnolet, elle allait jouer au Père Lachaise...) et des hospices de vieillards, où elle s'employait à soulager le moral de tous ceux qu'elle y connaissait. Je l'y ai suivi dès ma tendre enfance, sans gêne aucune, heureuse de rendre le sourire à ceux qui souffraient, rien que par la présence de ma jeunesse. Pendant 3 ans, j'avais entre 6 et 9 ans, nous avons passé tous les dimanches à visiter ma grand-mère paternelle, qui avait « perdu la tête » et était placée dans un hospice, près de Paris où nous habitions, nous allions avec elle dans le parc s'il faisait beau, et nous voyions bien sûr tous ces gens qui attendaient la mort dans une salle commune, partageant leurs souffrances... et il y en avait... C'était pour moi naturel. Rien d'affreux. On essayait de les soulager comme on le pouvait, par sympathie. J'ai vécu deux cas opposés dans ma famille proche: l'une réclamait la mort sans cesse, l'autre l'attendait sereinement, tant mieux pour elle, mais pourquoi ne pas laisser le choix à celui qui va mourir? pourquoi ne pas laisser la liberté de choix sur sa vie à ceux qui savent qu'ils vont mourir bientôt? Dans les années 1975, j'ai vu ma grand-tante (qui était pour moi ma grand-mère) réclamer chaque jour la mort par piqûre, comme celle qu'elle demandait au vétérinaire pour ses chiens et chats, sans résultat. Cela me tordait le cœur et si j'avais su comment faire, je l'aurai aidée sans même me poser le problème de la justice, malgré mes trois petits enfants: sa souffrance a duré 5 longs mois, pendant lesquels on lui a menti, niant sa mort prochaine. Elle savait bien qu'elle s'était couchée pour mourir, elle ne croyait pas à un au-delà, communiste par conviction familiale, son père avait fait "la commune" à Paris. Elle ne pensait pas qu'arrêter sa vie soit un pêché. On l'a forcée à manger, forcée à boire, forcée à survivre, presque momifiée avant la mort réelle, 5 mois à ne pas pouvoir bouger du tout, couchée dans un lit, avec toutes les conséquences habituelles (escarres et autres...), n'offrant à sa vue qu'un plafond blanc, l'horreur...aucune compassion...aucune aide... on a tout fait pour prolonger son agonie. Pourquoi cette torture? Elle habitait une résidence de retraite à Bagnolet, après la mort de son mari. Elle avait environ 90 ans. Par contre, sa belle-sœur creusoise est décédée à 110 ans, entrée en maison de retraite à 100 ans, sa belle-fille qui vivait avec elle depuis toujours ne pouvant plus, à 80 ans, la gérer. Handicapée depuis son jeune âge, elle marchait difficilement, mais habituée à cela, aveugle à 75 ans par la cataracte, elle avait refusé l'opération, prête déjà à mourir et à rejoindre ses fils décédés. Elle se passionnait pour la radio et était au courant de tout. Devenue sourde 2 ans avant sa mort, elle était toujours « heureuse », acceptant qu'on s'occupe d'elle, allant du lit au fauteuil, et attendant la mort espérée sereinement, la prière la soutenait et elle n'aurait jamais voulu aider la nature, pêché mortel qui l'aurait voué aux flammes de l'enfer. Pour les deux, pas de souffrance physique, mais pour l'une une torture morale de 5 mois, pour l'autre, une attente sereine. On a bien sûr laisser mourir la centenaire tranquillement, « on » lui a pris quand même tous ses biens pour payer la maison de retraite, sans lui demander son avis, c'était et c'est toujours obligatoire de payer sur ses biens, et ses enfants et petits-enfants ont dû payé eux aussi. Malgré cela, il n'aurait pas fallu hâter sa mort, elle ne le souhaitait pas du tout. Mais pourquoi avoir refusé à l'autre une mort douce, plus rapide? Pourquoi l'avoir même empêcher de se laisser mourir? Elle refusait de manger et on l'y obligeait... Cela servait à quoi? À qui? Même pas à lui prendre des biens qu'elle n'avait pas... Les frais ont été payés par la société, sécurité sociale, mutuelle, et autres aides, elle n'avait pas d'enfant. Depuis, récemment, j'ai vu l'agonie de mon père, 98 ans et demi, prolongée par la « science médicale » en toute bonne foi, contrevenant la loi Leonetti... alors qu'il réclamait depuis toujours une mort digne, pour lui mais aussi pour protéger son épouse, 94 ans. Après mon intervention demandant l'application de la loi, on a fini par le laisser mourir et on a enfin soulagé ses souffrances. On l'avait déjà réanimé à 97 ans, quand il demandait l'aide à mourir à son médecin (auquel il a dit: « vous voulez m'obligez à utiliser un pistolet », ce qu'il voulait éviter pour sa femme) et qu'il ne voulait pas aller à l'hôpital. Urgence et hôpital d'office! le prétexte: la loi de non-assistance à personne en danger sinon! mal interprétée il me semble... Ensuite, il n'avait plus la conscience de lui-même, cerveau détruit par des AVC successifs, pour 18 mois de survie et de calvaire pour sa femme. Mais il n'avait pas laissé de directives écrites, comptant sur une mort rapide naturelle...Les paroles ne suffisent pas et ma mère était hésitante, n'osant pas contrarier les médecins... *la médecine n'est pas une science au sens de « science exacte », c'est un art, art de soulager les souffrances physiques et morales et parfois de guérir, les médecins ne savent pas tout, ils ne sont que des êtres humains, rien d'anormal, ils font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils savent, et parfois ils se trompent, comme nous tous. Une meilleure formation des soignants pour un travail d'équipe limiterait les erreurs mais ne les supprimerait pas. La France ne reconnaît que la médecine allopathique, préférée de l'industrie pharmaceutique...peut-être faudrait-il évoluer? La loi de la nature est que tout être vivant meurt, avec ou sans médecine. D'autres expériences dans la famille plus lointaine: Le cousin de ma mère, à 98 ans, s'est tiré un coup de fusil en pleine tête pour ne pas aller en maison de retraite, chose rendue obligatoire par le médecin et ses enfants (sinon, non-assistance à personne en danger: loi que l'on doit à Pétain, et pour laquelle les autres pays européens n'ont pas d'équivalent). Peut-être aurait-il mieux valu lui procurer une dose mortelle de médicaments? Son fils qui a retrouvé les morceaux aurait été moins traumatisé? Même fin pour un autre vieux proche, poumons asphyxiés par les débris de bois (menuisier), et souvenir horrible pour ceux qui ont ramassé les morceaux... Un de mes adhérents admd34 s'est récemment pendu, à plus de 80 ans... dur pour ses amis (il n'avait pas de famille). Quel autre choix avaient-ils? Souffrir et perdre leur liberté de vie. Voir prolonger une vie qu'ils estimaient terminé. Et les journaux parlent parfois de ces suicides en quelques lignes, vite fait, qui s'y intéresse? Pourtant, une bonne loi préviendrait ces suicides affreux d'anticipation de la souffrance de « survie », très nombreux, plus nombreux qu'on ne le pense couramment, 10 fois plus que la moyenne des suicides en France. Elle permettrait de rassurer, en permettant l'aide à une mort douce, donc de diminuer ces morts anticipées (sûrs de ne pas subir une prolongation de vie plus que nécessaire, en souffrance, certains poursuivraient leur vie encore un peu: chez Dignitas en Suisse, après étude du dossier et rencontre de la personne, 3 sur 4 repoussent leur projet, malgré la dépense engagée pour demander l'aide à mourir, rassurés car sûrs de l'obtenir, 1 seul poursuit jusqu'au bout). Seuls les plus décidés, les plus réfléchis, iraient jusqu'au bout de leur choix. Mon expérience de déléguée admd depuis presque 2 ans m'amène à recevoir un certain nombre de doléances: Les personnes souffrent encore beaucoup trop en France, avant de mourir, malgré la loi qui ordonne de soulager les souffrances...y compris si le double effet des médicaments raccourcit la vie du mourant: morphine et autres calmants insuffisamment utilisés, autres médicaments interdits, sédation terminale trop souvent inconnue. Pour beaucoup de médecins la notion de « mourant » se limite à quelques heures avant la mort... Des médecins font encore planer un espoir de guérison et même d'amélioration lorsqu'il n'en est rien, on refuse trop souvent au malade la parole sur sa fin de vie et sa mort future, alors que la personne qui va mourir le sait et souhaite en parler, parfois seulement en parler... On prolonge encore trop souvent une vie végétative des années...malgré l'interdiction de l'obstination déraisonnable (mais les médecins sont seuls habilités à dire si c'est déraisonnable... faisons des procès!!!, c'est le conseil de M. Leonetti...) Il faut obliger les médecins et les soignants à appliquer la loi Leonetti, certes imparfaite mais qui offre certains moyens quand même, et lutter auprès des élus pour faire connaître notre opinion et enfin qu'elle soit respectée par la loi, obtenir une modification de la loi en ce sens: Ma vie: mon choix, ma liberté, un droit! Jusqu'à la fin. Les lois belge et hollandaise fonctionnent bien, encadrant les règles médicales pour la fin de vie, respectant la personne, malgré des insuffisances encore bien sûr, chez eux aussi, il faut aller plus loin et faire appliquer la loi. Pourquoi pas une loi française qui respecte la personne et son choix de fin de vie, son choix de soins, tout en l'encadrant? Cessons d'obliger les personnes à vivre une vie dont elles ne veulent plus raisonnablement(d'où le cadre nécessaire).La vie est un droit, les soins sont un droit, ne confondons pas droit et obligation! resume de la conference de denis labayle,CONFÉRENCE DE DENIS LABAYLE SÈTE, 12 MAI 2009 On constate un MUR DU SILENCE sur la question de l'euthanasie chez nos gouvernants et élus, les journaux boycottent trop souvent nos articles... Alors que j'ai écrit depuis plusieurs années sur l'hôpital (tempête sur l'hôpital 2002) les maisons de retraite et la fin de vie (la vie devant nous 1999), alors que j'ai fait signé le manifeste des 2000 soignants lors du procès de Périgueux (médecin et infirmière Mmes Tramoy et Chanel 2007), M. Leonetti m'a toujours ignoré. Alors que j'étais invité par Manuel Valls à l'Assemblée nationale pour un exposé de 20mn dans le cadre de la commission "fin de vie", la salle était vide... Lorsque le livre "pitié pour les hommes" est sorti, 70 personnalités diverses m'ont encouragé, 50 ont écrit leur soutien, dans l'AFP, une page et pas trace de la liste des personnalités qui ont soutenu... le silence...Avec un journaliste de la chaîne parlementaire, 2 PS, 2 "verts" et 2 UMP sont venus, rien dans les journaux.... En 40 ans de vie hospitalière, j'ai exercé comme gastro-entérologue et ai été confronté à la fin de vie régulièrement. Pour l'affaire Christine Malèvre, j'ai écrit dans le Monde un plaidoyer pour cette infirmière, qui n'a bénéficié d'aucun soutien de son équipe, forcément au courant... trop grave condamnation à 10 ans de prison..; Pour l'affaire Tramois-Chanel, j'ai recueilli 2000 signatures médecins-infirmières pour les soutenir avec le manifeste des 2000, paru dans "pratiques ou les cahiers de la médecine utopique", dans "le Quotidien", puis dans "le nouvel obs"...peu de réactions... LE DÉBAT SUR L'EUTHANASIE EST HYPOCRITE SUR LA FORME ET SUR LE FOND: LA FORME:NOS OPPOSANTS JOUENT SUR LA MANIPULATION DES MOTS: amalgame volontaire entre euthanasie et nazi, sur le compte de la sonorité des mots...sans cesse repris... l'euthanasie veut dire "mort douce", nous demandons le droit à une euthanasie lorsque nous approchons la mort de près, mort douce donnée par celui qui peut et veut nous aider pour éviter les dernières souffrances, c'est le travail naturel du médecin, chargé de nous guérir lorsqu'il le peut, et de soulager nos souffrances lorsqu'il ne peut rien d'autre. Les nazis n'ont jamais pratiqué d'euthanasies, ils ont tué (violemment), contre le désir de vivre de leurs victimes... Dans l'affaire d'Eluana, en Italie, le Vatican a parlé de "tuer", Interdiction de tuer: bien évidemment "tuer" signifie faire passer de vie à trépas par la violence, contre l'avis de la victime qui voudrait vivre, et qui, la plupart du temps est en bonne santé... non, il ne s'agissait pas de tuer, mais de reconnaître l'acharnement thérapeutique, l'obstination déraisonnable des médecins, et pour l'arrêter dans de bonnes conditions, il aurait fallu pratiquer une euthanasie, mais on a préféré la laisser mourir donc de faim et de soif: 4 jours d'agonie, épouvantable pour tous ceux qui l'entouraient, et pour quoi? après 17 ans de vie végétative? de "non-vie"? Pratiquer une euthanasie n'est pas "tuer", c'est donner une mort douce à celui qui va mourir, pour lui éviter des souffrances inutiles, à sa demande. Nos opposants emploient le mot horrible "tourisme de la mort", terme repris d'un procureur suisse, déjà utilisé pour l'avortement, non, cela n'existe pas... Le mot "testament de vie", compris par tous a été remplacé dans la loi française par "directives anticipées", souvent incompris... Les mots "suicide" et auto-délivrance" sont amalgamés: le suicide est une mort qu'on se donne pour échapper à une situation intolérable, le plus souvent dans un état de crise l'auto-délivrance assistée est une mort douce, qu'on se donne à soi-même, après une grande réflexion, accompagnée et aidée par celui qui va nous procurer les médicaments utiles, alors que la fin de vie est proche, et que c'est le seul moyen d'arrêter les souffrances. LE FOND: ON MET EN EXERGUE LE RESPECT DE LA VIE, SOI-DISANT SACRÉ... Or quelle est réellement la valeur de la vie d'un humain? est-elle universelle? non!!! dans les guerres: on fait des héros des victimes, on tue des jeunes hommes, les soldats, on tue de plus en plus souvent femmes et enfants, civils... dans les guerres modernes dans les pays pauvres où on laisse les enfants, les jeunes mourir de faim et de maladies que l'on pourrait soigner, mais on ne leur donne ni l'argent nécessaire pour les médicaments et la nourriture, ni les médicaments et la nourriture indispensable à leur vie dans les maisons de retraite, pas de respect pour nos vieux, trop souvent maltraités ou négligés: on l'a vu lors de la canicule, et le gouvernement encourage la dégradation de l'hôpital public! Y a-t-il des vies sacrées ( celles des riches et des puissants) et des vies méprisées (les autres...)? on peut malheureusement et raisonnablement le penser... Un médecin malgache, après un stage de formation à Paris, m'a dit: "vous réanimez vos vieux et vous laissez crever nos gosses..." L'Eglise considère toujours la souffrance et l'acceptation des souffrances comme nécessaires à la société...signes d'une vie heureuse après la mort. L'interdiction du Pape de mettre des préservatifs pour se protéger du sida - l'Eglise a même dit que le préservatif provoquait le sida...- est une atteinte à la vie: c'est dans les pays les plus pauvres, les plus démunis, que la croyance absolue dans les ordres du Pape va augmenter le développement de cette terrible maladie et provoquer des millions de morts Ceux qui recrutent des kamikazes sont des religieux... La plupart des guerres ont été des guerres "religieuses"...et cela continue, on brandit la religion comme un étendard... ON MANIPULE LES GENS EN PARLANT DU SERMENT D' HYPOCRATE: LEQUEL??? Il a été sans cesse modifié, encore plus depuis 40 ans, la dernière version date de 1996, elle n'a aucun rapport avec le texte originel ni avec le texte de 1950...c'est la version donnée par le Conseil de l'Ordre, qui a lutté contre le droit à l'avortement, comme il lutte contre le droit à l'euthanasie demandée, ce n'est pas un modèle de modernité... Le médecin est coincé entre deux positions: défendre la vie lutter contre la souffrance ces deux positions sont parfois compatibles mais pas toujours, laquelle privilégier? Pendant longtemps, on a défendu la vie, coûte que coûte... le progrès technique faisait croire certains à l'éradication de la mort... certains y croient encore... Depuis des années, la lutte contre la souffrance prédomine sur la lutte pour une vie à tout prix, quelle soit sa qualité, c'est la lutte contre l'acharnement thérapeutique, liée aux techniques modernes de la Médecine: en France 1999, le comité d'éthique est contre l'euthanasie, mais peut-être avec des exceptions... on enterre le rapport 2000/2002: loi Kouchner de lutte contre la douleur La mission de Marie de Hennezel consacre l'exclusivité des soins palliatifs, excluant une possibilité d'euthanasie, M de Hennezel nie le fait qu'on peut vouloir mourir...à un moment de sa fin de vie... elle n'écoute que ceux qui pensent comme elle... Après l'affaire Vincent Humbert, la commission Leonetti sort un rapport de 2x750 pages, après une audition de 81 personnes choisies acquises à sa cause: 70 sont d'accord avec lui, 11 seulement se posent des questions...1/3 de juristes, d'historiens, aucun médecin généraliste, aucun médecin proche de la mort, aucun patient gravement atteint... La loi Leonetti est tellement floue et molle que personne ne la connaît ni ne l'applique...elle a trouvé un consensus parce qu'elle est vide... Une loi sur la fin de vie, comme la loi pour le droit à l'avortement, doit entraîner des débats vifs, c'est un sujet important, sur lequel les opinions divergent, mais la loi devrait donner à tous les citoyens la prédominance de son choix personnel, dans un cadre donné. Certes il y a eu des progrès dans la lutte contre la douleur, la France est passée du 36ème rang au 4ème dans l'utilisation de la morphine..; mais la morphine n'est pas un produit magique, pas toujours supporté... or maintenant c'est le médicament "sanctifié" après avoir été considéré comme diabolique... Certes le malade a acquis le droit de refuser des traitements parfois trop éprouvants et aux résultats douteux. Le testament de vie existe depuis 20 ans aux USA, reconnu légalement par la loi Leonetti 2005 seulement comme un conseil pour les médecins... La société change, le pouvoir médical, patriarcal, est remis en cause, le pouvoir sur la santé revient progressivement au citoyen. La loi actuelle (Leonetti 2005) est floue, ambigüe: on parle de la loi du double effet: la prescription d'anti-douleurs peut accélérer, provoquer la mort: ce n'est pas condamnable si l'intention n'est pas de donner la mort... si le médecin en fait trop, c'est une euthanasie considérée comme un crime... s'il n'en fait pas assez, la souffrance est inhumaine... comment appliquer cette loi? - si le médecin emploie certains médicaments, dont la morphine, il n'y a pas d'intention de donner la mort - avec d'autres médicaments (et le médecin n'a pas toujours le choix pour l'efficacité des produits), la loi dit qu'il y a intention de donner la mort...: c'est un point de vue de juriste, pas de médecin le flou est entretenu, la société se décharge sur les médecins... La loi belge est nette, efficace, et permet au médecin de se caler sur la loi. LES SOINS PALLIATIFS EN FRANCE 1967: Les pionniers ont été les britanniques qui ont mis l'accent sur l'abandon des personnes en fin de vie. La France suit en 1986, mais ces "soins palliatifs" sont un bouclier contre les idées... prétexte à refuser le débat sur l'euthanasie. Soins palliatifs à domicile: théoriquement bien, mais problème de la prescription médicale trop compliquée, d'où des souffrances inutiles si on a besoin du médecin le soir ou le WE...en particulier... Le gouvernement, avec Marie de Hennezel et J Leonetti dit que le jour où il y aura assez de services de soins palliatifs, plus personne ne demandera à mourir, c'est évidemment faux (exemples belges, hollandais...) Dans ces soins palliatifs en services spéciaux, on saucissonne le malade... Le médecin qui a suivi le patient devrait l'accompagner jusqu'au bout, et non l'envoyer ailleurs... D'autre part, faire une spécialité de la mort pendant 10/30 ans est dangereux et pervers.. quels soignants vont résister? De toutes façons, les soins palliatifs en service spéciaux sont impossibles à réaliser: trop de problèmes financiers, on réduit l'hôpital public, on diminue le nombre des médecins (-25%!), la formation est insuffisante... Ces soins sont loin de résoudre tous les problèmes: résistance à la morphine, complications, refus... on devient fou! Leonetti dit: laisser mourir de faim et de déshydratation, c'est inacceptable pour moi, médecin confronté très souvent à la mort...le corps est martyrisé, c'est invivable pour l'équipe soignante... Ce qu'il faut proposer, c'est ce qui se passe ailleurs (Pays Bas, Belgique, Luxembourg...) En Europe: Les Pays Bas ont été les premiers à distribuer les seringues, c'est là que le taux de sida est le plus faible, en France, nous avons été les derniers, le taux est le plus élevé...Aux Pays Bas, les maisons de retraites ont soumises à des règles très strictes, pas en France...La loi sur la fin de vie a été très réfléchie, pendant 30 ans, et elle fonctionne bien. L'Espagne s'apprête à légiférer...Ces pays ont donné des réponses humaines à la fin de vie. Même le Dr Devalois, soins palliatifs a dit être interpellé par les médecins hollandais... Avec l'admd France qui dépasse les 47260 adhérents, le manifeste des 2000 soignants, les partis et les députés évoluent, Henriette Martinez a vu passer les députés UMP de1 à 30 qui soutiennent son projet de loi (semblable à celui de l'admd), mais le gouvernement, influencé par le Vatican, est en régression. Un groupement de députés de tous bords va déposer avec elle, Laurent Fabius, Manuel Valls, les Verts, et d'autres...un projet de loi en juin, et pouvoir profiter d'une niche parlementaire en septembre...espérons... L'AUTO-DÉLIVRANCE C'est un choix, le résultat d'une liberté, d'une réflexion. On a créé une longue période de fin de vie, la soixantaine se passe plutôt bien, ensuite? Le monde a changé, lorsque nos parents sont en maison de retraite, nous nous disons: pas pour moi! Pourquoi ce silence? Peut-être parce que c'est un problème très féminin: la moyenne de durée de vie est actuellement 83 ans pour les femmes et 78 ans pour les hommes, les maris ayant en moyenne 5 ans de plus que leurs femmes, les femmes restent seules une dizaine d'années, alors que les hommes sont plus souvent accompagnées par leurs épouses. D'ailleurs il y a 75% de femmes à l'admd, il y en a très peu à l'assemblée...ce sont toujours les hommes qui décident... Plus qu'un problème de "dignité" (que chacun définit à sa façon...contrairement à ce que nos opposants disent...), c'est un problème de liberté: LIBERTÉ DE CHOIX DE VIE JUSQU'À LA FIN: Le choix d'une euthanasie (mort douce réclamée par l'intéressé en fin de vie) est un choix courageux, réfléchi, certains disent "égoïste": oui: on ne veut pas souffrir, mais d'un égoïsme généreux: on pense à ses proches et on ne veut pas les faire souffrir, ou du moins le moins possible, on pense à la société, on pense que l'argent dépensé pour nous en fin de vie serait mieux placé pour soigner des jeunes et pour la recherche et même pour prolonger la vie de ceux qui veulent mourir de faim et de soif.... En quoi est-ce mal? A qui peut-on porter tort en demandant une accélération du processus de fin de vie? Il n'y a aucune culpabilité à avoir, ni pour demander l'aide à une mort douce (euthanasie ou auto délivrance), ni pour la donner sauf croyances religieuses et il est bien évident que les médecins ne seraient en aucun cas obligés de passer outre à leurs convictions (clause de conscience). REPONSES AUX QUESTIONS Depuis 1789, le suicide n'est plus interdit, mais on interdit la mort douce, on ne tient pas compte des souffrances morales de celui qui va mourir et demande de l'aide pour accélérer le processus. les cocktails lithiques (mélange mortel de médicaments) sont connus depuis très longtemps, utilisés en Suisse à cause d'un vide juridique: l'aide au suicide, tout comme le suicide, ne sont pas pénalisables, comme en France et dans d'autres pays. Mais en France on détourne le problème avec la loi sur la non-assistance à personne en danger et la loi sur l'incitation au suicide -interdite- qui permettent des condamnations pour celui qui aurait aidé au "suicide" ou plutôt à l'auto-délivrance: distinguer aide et incitation est un travail d'expert, et le fait d'assister quelqu'un dans son suicide relève de la non-assistance à personne en danger: pour quiconque demande de l'aide, on devrait légalement le dénoncer et prévenir pompiers et police pour tout faire pour l'empêcher de mourir, quitte à le considérer comme malade mental, dépressif ou autre... La liberté de choix de sa vie n'est pas respectée... Tous les soignants savent que des euthanasies clandestines ont lieu tous les jours, sans aucun contrôle, avec ou sans l'avis de l'intéressé, le clandestin étant sujet à toutes les dérives possibles Nous voulons que l'avis du citoyen prime sur tous les autres, après discussion, donc contrôle. La solidarité n'est pas respectée: On préfère encore ceux qui souffrent en silence (on leur demande de se taire..) à ceux qui demandent la mort comme soulagement ultime à leurs souffrances... tant pis pour ceux qui souffrent... On a pitié des animaux, on les fait piquer en fin de vie pour leur éviter des souffrances que l'on juge inutiles, mais pas de pitié pour les humains... L'égalité n'est pas respectée: Un certain nombre de personnes peuvent bénéficier d'une aide clandestine, parce qu'ils connaissent médecin, vétérinaire ou pharmacien complaisants et habiles (avec l'informatique, tout est contrôlé, et il n'est pas facile, même pour eux, de se procurer les drogues nécessaires...) Un certain nombre de personnes assez riches, peuvent encore bénéficier d'une aide en Suisse (avec la médiatisation de ce fait, beaucoup de Suisses cherchent à modifier la loi pour plus de restriction...) Dans notre société, on ne parlait pas de la mort et de la fin de la vie, y compris dans les études médicales et dans les équipes médicales, aucune formation psychologique à ce sujet... Un progrès à noter, depuis la médiatisation des affaires de Vincent Humbert, Chantal Sébire, du procès Tramois-Chanel: On parle de plus en plus de ces problèmes, avec une approche favorable de l'aide à mourir, dans les séries, films, théâtres, chansons, livres ... March 31 santéje ne m'y retrouve pas comme avant dans mon site, mais aussi j'ai été malade 3 semaines (laryngite, un virus mauvais!) nouvellesil ya longtemps que je ne suis pas allée sur mon site, je trouve que c'est plus compliqué qu'avant!!!
nous avons eu à Béziers et Montpellier deux conférences sur la fin de vie, avec notre secrétaire générale Josette Sottile et une déléguée nationale Edith Deyris, toutes deux anciennes militantes à Paris.
Bien sûr, nous reparlons de cette nécessité de changer la loi, pour que chacun puisse mourir en paix, selon son choix.
le débat est plus animé à Béziers qu'à Montpellier, comme souvent, sans doute parce que le public de Béziers est plus jeune
Mais tous sont contents, des nouvelles adhésions, des nouveaux contacts, des nouvelles demandes d'aide: connaître la loi, la faire appliquer par les médecins réticents, comment l'utiliser...
et le 12 mai, nous aurons denis labayle qui viendra à Sète nous faire une conférence, après la parution de son livre "pitié pour les hommes", livre admirable d'humanité
denis labayle est ce médecin qui a soutenu ses collègues par une pétition des 2000 soigants disant: nous avons pratiqué l'euthanasie, autorisez l'euthanasie dans des cas précis et encadrés pour que cessent les souffrances de ceux qui vont mourir
il rejoint l'admd et va nous aider à discuter avec ses collègues
February 14 la mort d'eluanaDroit de mourir: "débrancher" Eluana, un "abominable assassinat" pour le Vatican, une libération enfin pour nous et sa famille après un acharnement scandaleux de 17 ans pour empêcher la mort naturelle de venir quelques réactions de mes adhérents: Oui, scandaleux si on le prend au premier degré. Comme d'ailleurs le dit le droit civil français. "Tu ne tueras point". Mais comme nous sommes des personnes capables de réfléchir au delà du premier degré, comme nos juges d'ailleurs dans leurs jurisprudences, nous dirons qu'il ne s'agit pas d'un meurtre, mais de faire cesser des souffrances (la jurisprudence est un degré de réflexion supérieur à la loi proprement dite). La bible nous demande de pratiquer au quotidien amour et justice en vers tous nos frères. Alors évidemment pour moi les choses sont claires. Il n'y a pas meurtre mais secours à une personne qui souffre. Cà change tout ! C'est pour cela que lorsqu'on discute avec un théologien, il vous dit que chacun gère sa souffrance comme il le souhaite. Que Dieu n'a rien à voir avec çà ! Ayons des oreilles pour entendre ! Il ne faut jamais oublier que le pape s'adresse à tout le peuple de tous les continents.. Et particulièrement aux gens ignorants. Une catholique, théologienne Je ne suis qu'un modeste Chrétien "de base", bien que d'une foi très ardente et très active. Et je suis tout à fait en accord avec cette réaction. Seulement je serais moins un peu moins indulgent sur les motivations du Pape ! Un protestant Je ne suis ni croyante, ni théologienne, mais je vis dans un pays laïque dans lequel je pensais que chaque citoyen était respecté ainsi que ses idées et son mode de vie, à condition qu'il ne porte atteinte à autrui. Pourquoi devrais-je être soumise aux certitudes et aux dictats des hommes politiques et religieux qui me paraissent tellement loin de ce que je suis et de ce que je pense?. et qui de plus ne respectent pas les principes fondateurs de notre pays: liberté, égalité, fraternité. Etant athée, je n'ai que faire des idées de ce pape. A chacun ses idées ,à chacun sa vie, à chacun ses choix, à chacun son choix de vie et de fin de vie. Nous ne voulons pas,nous, imposer nos idées aux autres, mais qu'on nous laisse libres des notres. C'est avec des idées comme celles de Benoit XVl qu'il y a de - en - de catholiques dans le monde. Je ne vois pas ou est la charité,la compassion,l'amour de son prochain, chez lui. Je préfère m'arréter car je suis trop révoltée. Une psy, médecin Peut-être avez vous vu hier en Italie le monsieur qui acceptait de laisser partir, à l'hopital je pense, sa fille en état végétatif depuis 17 ans, afin qu'elle y meurt ....de faim puisqu'elle n'allait plus être alimentée - ça pouvait durer 10 jours ont-ils dit! Alors qu'en paix elle pouvait partir calmement avec son père à son côté consentant . Quelle mascarade! Ce qui me frappe dans cette discussion, c’est qu’elle ne débute pas à l’origine des faits. En effet, si l’on n’avait pas « ressuscité » cette personne, elle serait morte et c’est tout . Si on la prolonge artificiellement depuis si longtemps, Dieu n’y est pour rien, pas plus qu’Il n’y était lorsque l’on l'a « empêché » de mourir. Qu’en pensez vous ?la trame de la conférence de pascal landaLes mots, ces amis infidèles
Suicide: Le suicide (du latin sui caedere, se tuer soi-même) est l'acte délibéré de mettre fin à sa propre vie. Dans le domaine médical, on parle aussi d’autolyse (du grec auto-, soi même, et -lyse destruction). Pour considérer qu'on est en présence d’un suicide, la mort doit être l’intention de l’acte et non simplement une de ses conséquences.Euthanasie: acte délibéré, réalisé à la demande de l’intéressé, pratiqué par un tiers, destiné à entraîner la mort d’une personne en situation d’impasse thérapeutique dont les souffrances physiques et/ou psychiques sont insupportables.Autodélivrance: Acte de suicide qui se caractérise par le fait que la personne qui l’exécute est en situation d’impasse sans espoir de pouvoir vivre de nouveau de manière « acceptable » en ce qui la concerne.Suicide Assisté: Aide fournie par un tiers, permettant à une personne en situation d’impasse thérapeutique dont les souffrances physiques et/ou psychiques sont insupportables, de se donner la mortFin de vie: Période de notre vie où l’on sait que l’on va vers la mort sans pouvoir espérer une amélioration ou un retour vers la « normale » de sa vie.Le droit de mourir dans la dignité: Revendication des membres des associations qui militent pour que soit reconnu par la société, donc par l’état en votant une loi, le droit de décider en fin de vie du moment de sa propre mort. Ce droit devant s’accompagner de la possibilité de faire appel à des professionnels permettant de garantir que la mort puisse être programmée au moment voulu avec les moyens de la technologie moderne assurant au mourant une mort sans souffrances, sans traumatismes et sans perte de dignité.Le choix de vie que nous revendiquons à l’ADMD
On ne sait pas ou nous mène le chemin de la vie, mais On veut On admet, avec l’avancée de la médecine, que la société doit faire des choix politiques face aux dépenses de santé qui s’accroissent en fin de vie; mais on refuse que les lobbys financiers (pharmaceutiques et industries de la santé) dictent les choix de financement de notre santé
On demande une solidarité humaine pour l’accompagnement en fin de vie. Y compris avoir accès aux moyens de la médecine moderne pour mourir dans des conditions choisies Suicide ou autodélivrance? L’ADMD milite pour une loi permettant à chacun de vivre sa vie le plus pleinement possible et d’être assuré que lorsque sa vie n’aura plus de valeur humaine pour lui, qu’il pourra la terminer, dans de bonnes conditions et dans la légalité.
Conscients aujourd’hui que l’hypocrisie ambiante permet des morts assistées au bon vouloir des autorités, nous voulons une loi qui protège les faibles, garantit l’égalité des traitements face à la mort et met fin aux situations dramatiques dont nous sommes saisis au quotidien (ex: Chantal Sébire …) Responsable, l’ADMD met tout en oeuvre pour qu’un dialogue, non passionné, permette aux élus de prendre leur responsabilité de représentant d’un peuple qui plébiscite à plus de 80% pour une loi réfléchie en faveur d’une aide active à mourir. January 15 conférences de pascal landa, frontignan et béziersVENDREDI 23 JANVIER 2009 - 18h/20h L'admd vous invite (tout public): Conférence débat de Pascal LANDA, fils du fondateur de l'admd etadministrateur « DIFFÉRENCE ENTRE AUTODÉLIVRANCE ET SUICIDE, SÉMANTIQUE OU CHOIX DE VIE ? » à « La Pyramide » restaurant, 16 ZI la Peyrade 34110 la Peyrade – FRONTIGNAN tél: 04 67 48 97 77 fax : .04 67 48 41 08Mail : centreroutierlapyramide@orange.frs'inscrire au plus tard le lundi 19 janvier pour le repas:14€ tout compris, vin, café, buffet entrées, fromages, desserts, plat (encornets farcis ou autre sur demande) Jacqueline SALENSON, déléguée HERAULT 0 467 623 014 et 0 660 951 131 admd.herault@hotmail.fr http://admd-herault.spaces.live.com/ http://jusqualafinmonchoixdevie.midiblogs.com/ Micheline CLAES, déléguée adjointe 0 467 934 661 - 0 632 098 418 admd.herault-ouest@hotmail.fr http://admd.midiblogs.com Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité tél: 01 48 00 04 16 courriel: infos@admd.net Site: www.admd.net Blog: www.admdblog.frSAMEDI 24 JANVIER 2009 - 10h/12h Maison de la Vie Associative, rue du général Margueritte, Béziers la même conférence s'inscrire au plus tard le lundi 19 janvier pour un repas commun ensuite auprès de Jacqueline Salenson |
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