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December 03 SUITE AU RESULTAT DE LA MISSION LEONETTI08-12-03 Lettre ouverte Jacqueline Salenson, admd34
suite au rapport de la mission Leonetti, qui ne se déjuge pas, il ne faut pas s'en étonner...
les mêmes juge et partie, inconcevable à tout être sensé...
La décision d'une mort sereine, décente, en toute transparence, médicalement assistée, n’appartient pas à une instance ! Cette décision intime et très personnelle appartient en premier lieu au malade, qu'il soit mourant, incurable ou dans un état végétatif chronique depuis plus de 18 mois, jeune ou âgé, hospitalisé ou non, branché ou non ! Et même ne trouvant plus aucun intérêt à une vie qu'il estime terminée, arrivée à son point de culmination, dont nous a parlé le Dr Quintana de Colombie, lors du Congrès International des admd, n'ayant plus rien à y ajouter (personnes très âgées dont la santé flageole, lourds handicapés, malades condamnés à plus ou moins longue échéance, avec des souffrances certaines, en particulier souffrance morale de prolongation inutile de vie, que rien ne peut soulager) Le ou les médecins traitants et les proches sont concernés en second lieu: Les proches et les familles sont parfois et même assez souvent divisées, seule la personne encore consciente doit décider, même s'il n'y a pas accord avec les proches. En cas d'inconscience, priorité doit être donnée aux volontés écrites moins de 3 ans avant l'inconscience. Quant aux médecins, qui devraient être au service du patient, et non pas au service de la technologie médicale, pas plus qu'au service de leurs intérêts financiers ou de ceux des laboratoires pharmaceutiques - industriels songeant davantage à leurs gains qu'au bien-être des populations - , leur rôle est de soulager la souffrance lorsque rien d'autre n'est possible, et la loi doit permettre d'offrir en alternative ou à la suite des soins palliatifs bien compris, convenant à environ 95% de la population, une aide à la mort accompagnée au choix de la personne, demandée par environ 5% dans toutes les statistiques, des pays qui ont légalisé l'euthanasie et dans les autres (certains préfèrent la solitude, d'autres préfèrent être entourés par certains proches) si elle est demandée de façon saine et réitérée par la personne, sous forme d'aide à une autodélivrance en fournissant les médicaments adéquats, ou sous forme d'aide euthanasique lorsqu'il est impossible au patient de procéder seul. Il n'appartient pas prioritairement et unilatéralement aux services hospitaliers (et encore moins à un juge inconnu du malade) de décider quand la personne est autorisée à quitter sa vie, sa souffrance, ce triste monde ! Lorsque la personne n'a exprimé aucun voeu pour sa fin de vie, oralement ou par écrit, lorsqu'elle est inconsciente, alors il reste évidemment à l'équipe médicale de décider des soins à donner, soins palliatifs bien compris quand rien d'autre n'est possible. D'où la nécessité de parler de la mort naturelle, inévitable et de réfléchir à la préparation de cette fin de vie toute sa vie, au lieu de se cacher comme si la mort n'existait pas. La mort fait partie de la vie, elle n'est pas triste, elle n'est pas affreuse, sauf les morts provoquées par les hommes par les guerres, les attentats, ou des meurtres, et là, ceux qui les provoquent ne s'en offusquent pas... elle peut arriver à tout âge et à tout moment, elle prévient par des maladies, des accidents, ou des handicaps ou bien elle arrive sans prévenir. Un travail de réflexion est nécessaire, que les philosophes ont entrepris depuis longtemps, que les religieux gèrent à leur façon, mais que tous, de convictions différentes, doivent entreprendre pour une loi respectant la laïcité de l'Etat Français, c'est-à-dire du respect de toutes les convictions et pas seulement, comme c'est le cas actuellement des convictions intégristes de toutes religions, de ceux qui veulent obliger les autres à penser comme eux, ceux qui provoquent les guerres.
En l’absence d'une loi humaine,laissant à chacun la responsabilité de sa vie jusqu'à sa fin, ce qui se passe dans la réalité est une honte ! Souffrances inapaisées, euthanasies clandestines, suicides violents... La loi Leonetti, une loi pour le laisser mourir ? Sédation terminale ? Euthanasie qui ne pas dit pas son nom ! Et l'aide au suicide n'est pas interdite, mais comment distinguer légalement aide et provocation au suicide, qui est interdite, sans loi le précisant?
Lorsque mon heure sera venue, j'espère que je serai en état de me suicider, j'espère pouvoir me procurer les médicaments nécessaires à une mort douce, ne pas être obligée de me pendre, de me noyer, de m'étouffer, de me défénestrer, etc...non pas pour moi, mais pour mes enfants et petits-enfants. Mais qu'est-ce que je pourrais faire si je suis dépendante, impotente, inconsciente ou grabataire, sous la coupe des soignants de l’hôpital pour lesquels la mort est encore ressentie comme un échec personnel et non pas comme une loi naturelle. Je vous le demande ! Qui peut me certifier que l’équipe hospitalière ne sera pas adepte de l’acharnement thérapeutique ? Qu’on y tiendra compte de mes « directives anticipées », comme la loi Leonetti le conseille au médecin ? Ce n'est pas une obligation! Qui, en l’absence d’une loi juste, laïque, égalitaire, pour tous, quelles que soient leurs convictions, peut me garantir une bonne mort ? Attendre, attendre, encore attendre, toujours attendre... Pendant ce temps des gens meurent dans de grandes souffrances sinon physiques -et encore, toutes les souffrances ne peuvent pas être soulagées-, du moins morales, on leur interdit de parler de leur mort prochaine, on refuse de les écouter, on leur donne des espoirs mensongers, on les parque dans des maisons de retraite, asiles plus ou moins dorés, qui échappe aux lois hospitalières concernant les droits des usagers, au nom de la « non-assistance à personne en danger », on les enferme contre leur gré... on s'étonne des suicides violents des personnes arrivées au point de culmination de leur vie, voire du meurtre de l'un précédant le suicide de l'autre dans des couples qui veulent mourir ensemble, après des dizaines d'années de vie commune...qui n'occupent que quelques lignes dans les journaux, et encore...souvent, on préfère ne pas en parler.. Comment éviter l'angoisse devant ces faits, comment ne serions-nous pas en colère? Il est hors de question de demander l'euthanasie pour tous les malades, comme certains voudraient le faire croire, il est hors de question de donner une aide au suicide dans n'importe quelles conditions, il est question de préserver la dignité de chaque être humain, selon ses convictions personnelles. RAPPEL ADMD34l'admd 34 vous accueille
réunions, permanences dans tout le département,
montpellier, sete, béziers, agde et ailleurs
des représentants des usagers dans des hôpitaux ou cliniques
pour une loi "leonetti" transformée
dans le sens de la justice, égalité, fraternité, laïcité
libre choix pour la fin de vie pour chacun
JE PARLE BIEN DE LA VIE et pas de la mort, qui n'est qu'un instant
avant je suis en vie
après je ne suis plus là, peu m'importe pour moi, la suite est à mes descendants
pas d'imposition de décision médicale comme c'est le cas actuellement
que toutes les convictions soient respectées
aucune obligation pour personne
que les suicides violents, inhumains, soient évités
que les souffrances inutiles soient évitées
Jacqueline SALENSON, déléguée ADMD Hérault 21 av de castelnau, 34120 Pézenas tél: 0 467 623 014 et 0 660 951 131 admd.herault@hotmail.fr http://admd-herault.spaces.live.com/ http://jusqualafinmonchoixdevie.midiblogs.com/ Micheline CLAES, déléguée adjointe 8 rue des Rosiers, 34300 Agde tél: 04 67 93 46 61 et 06 32 09 84 18 admd.herault-ouest@hotmail.fr http://admd.midiblogs.com/ November 30 suicideshttp://www.cite-sciences.fr/ suicides 08-11-30- extraits Le souhait revendiqué de choisir sa fin de vie Il arrive parfois que le suicide soit décidé non pour répondre directement à une souffrance mais pour ne pas vivre le futur qui s'annonce (1) : perte d'autonomie, handicap, démence... Car les progrès de la médecine peuvent aussi avoir des effets pervers : en allongeant la durée de vie, ils augmentent le nombre de personnes ressentant leur fin de vie comme une déchéance insupportable. Autre conséquence : ces progrès permettent de dépister des maladies pour l'heure incurables, par exemple des maladies neuro-dégénératives avec un diagnostic certain de démence à venir, le seul élément d'incertitude restant la date d'apparition. Face à des prédictions d'une telle violence ou à des fins de vie dans des conditions d'invalidité non tolérées, certaines personnes revendiquent le choix d'interrompre leur vie librement, souvent dans le but, disent-elles, d'épargner à leurs proches le douloureux accompagnement de ce type de fin de vie. Farouchement opposés à cet argumentaire, de nombreux médecins et scientifiques posent la question autrement : est-ce bien vivre sa liberté ou cesser d'être libre que de disparaître ? Pour sortir du dilemme philosophique, ils avancent une autre hypothèse : le suicide est trop souvent un non-choix, le résultat d'une impuissance, d'une prise en charge inadaptée et un échec de chacun et de tous. Du droit au suicide… à l’aide au suicide ? Il arrive que certaines personnes atteintes d'une maladie incurable en phase terminale demandent une assistance médicalisée pour mourir. Soit parce que les soins palliatifs ne les soulagent pas, soit parce qu'elles n'y ont pas accès, soit parce qu'elles les refusent(1). Or, aujourd'hui, la « mort donnée », c'est-à-dire l'euthanasie active, est interdite en France. Seule la mort violente (pendaison, arme à feu, défenestration…) est de fait possible : la fourniture de pilules pour mourir à coup sûr et en douceur nécessite une organisation sociale, laquelle a été mise en place dans plusieurs États : Suisse (2), Belgique, Pays-Bas, Oregon (États-Unis). Après évaluation, il ressort que 75 % des personnes candidates au « suicide assisté » reviennent finalement sur leur décision. De plus, selon une étude récente (3), la mort médicalement assistée n'entraînerait pas une augmentation du nombre global de suicides ; elle resterait donc marginale. Des arguments repris par l'Association française pour le droit de mourir dans la dignité qui appelle plus que jamais le gouvernement à ouvrir un débat sur la fin de vie. D'autres courants philosophiques ou religieux refusent ce glissement, dangereux selon eux, vers le contrôle de la mort par la société. Ce fut le cas de l'actrice Maïa Simon qui, atteinte d'une maladie incurable, a décidé, en septembre 2007, de mettre fin à ses jours en se rendant en Suisse où l'aide au suicide est autorisée.
pour lilianeimpossible de répondre au message sur msn et tél portable erronné? laïcité quelques idées sur la laïcité, suite à une conférence de Henri Penn Ruiz à Mèze
Le capitalisme réclame la disparition des lois sociales, au titre de la liberté d'entreprendre, et soutient la pénétration religieuse comme "supplément d'âme", destiné à panser les plaies." Et cette vie commune, depuis la première Déclaration des droits de l'homme, doit assurer à tous à la fois la liberté de conscience et l'égalité de droits." rien n'a changé en 2008, sinon que le gouvernement français prend de plus en plus de mesures restreignant l'exercice de la laïcité pour l'admd, la laïcité est de demander une loi qui s'applique à tous, croyants et incroyants, et non cette loi leonetti qui ne satisfait que les intégristes religieux, habiles à déguiser la réalité et à proférer des calomnies attention, les seules lois adoptées à l'unanimité sont des lois de dictature...
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bernard chouletwrote:
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